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Parfums : Chris Collins, dans le sillage de Joséphine Baker

1/08/2018 | Créateurs | Siska von Saxenburg E-mail

CHRIS COLLINS PORTRAIT

 

Enfant de Harlem, puis égérie de Ralph Lauren pendant vingt ans, Chris Collins se lance aujourd’hui dans le parfum avec trois fragrances insolites. Elles recréent le sillage d’un âge d’or du quartier mythique de New York : Harlem. Une première expérience réussie.

Il était une fois Harlem, jadis possession hollandaise, devenu dans les années 1920 le haut-lieu de la culture afro-américaine, portée par des stars comme Joséphine Baker et Louis Armstrong. Ses bars clandestins, pendant la Prohibition, transformés en clubs de jazz, Cotton Club, Apollo Theater et autres Minton’s Playhouse faisaient souffler un vent d’interdit sur New York.

Cinquante ans plus tard, un petit garçon respirait à pleins poumons ce sillage énigmatique dans les rues de son quartier. Adolescent passionné de parfum, Chris Collins dépense son premier salaire en flacons de parfum. Il s’enivre du parfum de son père, Grey Flannel, un subtil mariage de mimosa, d’iris, de violette, de sauge, de mousse de chêne, de vétiver et de cèdre. En fait, un parfum masculin crée en 1976 par le couturier américain Geoffrey Beene.

Raconter l’univers instinctif d’Harlem

Réaliste, il choisira pourtant de devenir médecin et non parfumeur. A l’université, il étudie la biologie et la psychologie. Un univers tout tracé ? Pas vraiment. Son physique spectaculaire attire l’attention d’une agence de mannequin et Chris devient l’égérie de Ralph Lauren, pendant plus de vingt ans… Mais ce rôle d’égérie ne lui suffit pas. Le monde de la mode non plus. 

Lui reviennent alors ses premières amours. Pour autant, pas question de mettre sa signature sur un quelconque jus concocté par un inconnu. Il s’investit dans les recherches olfactives, passe plusieurs mois à Grasse, pour découvrir les dessous de la parfumerie traditionnelle française. Ce qu’il veut, c’est raconter, dans sa première collection, l’univers instinctif, rythmé et langoureux du quartier où il vit toujours.

Il lui faudra trois années pleines à travailler avec des nez inspirés, comme Marie Patricia Hurel, Laurent Marrone et Laure Santantoni, pour mettre au point sa première ligne de trois fragrances. Car Chris Collins n’a pas la prétention de les égaler. «Je ne suis pas parfumeur. Je suis à peine le créateur de mes parfums. En revanche, je suis l’auteur d’histoires que j’ai souhaitées traduire en parfums. Les parfumeurs eux-mêmes sont de vrais artistes, ce sont de véritables peintres. À la manière de Basquiat, de Pollock ou de Picasso, ils font naître d’authentiques chefs d’œuvre olfactifs», explique le jeune parfumeur. 

Des parfums masculins qui plaisent aux femmes

S’il n’a pas la prétention d’être lui-même un nez, il sait parfaitement ce qu’il veut, avec l’instinct de la juste combinaison entre sensualité et gourmandise. Il maîtrise aussi l’ambiguïté, comme avant lui, Jeoffrey Benne, qui, pour réaliser son parfum masculin légendaire, avait utilisé de la rose et du géranium, jusque-là réservés aux fragrances féminines. Ce sont donc des parfums masculins… que beaucoup de femmes de caractères peuvent s’approprier !

A l’arrivée, l’ex-étudiant en médecine a réussi une alchimie rare, celle de mettre l’esprit de Harlem en bouteille. Chacun des trois jus possède une forte personnalité. Dédié à Joséphine Baker, Danse Sauvage allie en notes de tête cognac, safran et prune, en notes de cœur poivre, piment, muscade et rose et en notes de font patchouli, cède, oud, ambre et vanille.

Harlem Nights, lui, célèbre les clubs de jazz et marie rhum, clou de girofle, noix muscade(tête) jasmin, cèdre, racine d’iris, patchouli (cœur) et bois de santal, vétiver, vanille et musc en notes de fond. Quant à Renaissance Man, c’est sans doute le plus dangereusement séduisant des trois : une combinaison inédite de bergamote, gingembre, poivre rose et notes marines en tête, de sauge, cèdre, miel et cannelle en cœur et bois de santal, fève de tonka, tabac et cuir en fond.

Pour le lancement de sa ligne olfactive, le créateur a choisi Paris. Encore un clin d’œil aux années 1920. Enfant de Harlem, Joséphine Baker le chantait déjà : «J’ai deux amours, mon pays et Paris !» Chris Collins suit la tradition. 

CHRIS COLLINS PARFUMS

Chris Collins, Alchemy of Fragrance, 160 euros le flacon de 50 ml. Les parfums sont disponibles à l’élégante boutique Jovoy, spécialisée dans les parfums rares, 4, rue de Castiglione, 75001 Paris.

 

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