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L'Autorité de la concurrence s’attaque au monopole des pharmacies

8/04/2019 | Distribution & Franchises | La rédaction de Profession bien-être E-mail

MONOPOLE PHARMACIE 02

 

Elargir la vente de médicaments sans ordonnance aux parapharmacies et à la grande distribution, ouvrir le capital des pharmacies… L’Autorité de la concurrence fait des recommandations fortes pour réformer le secteur. 

L'Autorité a réaffirmé, dans son avis, la «pleine justification du monopole pharmaceutique», tout en prônant son «assouplissement partiel et strictement encadré» pour faire baisser les prix de certains produits de santé et améliorer leur accès. Ainsi, seules certaines catégories de produits de santé (médicaments vendus sans ordonnance, autotests de dépistage du VIH et lecteurs de glycémie...) pourraient être vendues dans des espaces dédiés au sein de supermarchés, avec la présence «obligatoire et continue d'un pharmacien» responsable, selon l'Autorité.

L'installation de ces nouveaux lieux de dispensation devrait aussi être encadrée par les autorités pour ne pas affaiblir le maillage territorial des pharmacies, l'une des craintes majeures des syndicats du secteur. «Ne pas fragiliser une officine en situation délicate pourrait être un motif de refus tout à fait légitime» à l'installation d'un espace concurrent dans un supermarché voisin, a ainsi estimé lors d'un point presse Isabelle de Silva, la présidente de l'Autorité. 

L'institution a également plaidé pour une ouverture du capital des officines. Car le cadre légal actuel, empêchant notamment un pharmacien de détenir plus d'une officine, «bride», selon elle, le développement des nouvelles missions des pharmaciens (télémédecine, télédiagnostic), qui sont pourtant des relais de croissance pour leur activité.

Assouplir les modalités de vente en ligne

Des évolutions récentes autorisent des participations minoritaires de pharmaciens dans un nombre limité d'autres pharmacies, mais «ces règles restent contraignantes et limitent la capacité des officines d'accéder à des sources de financement», face aux enjeux qu'implique leur modernisation, selon l'Autorité.

Sur ce point sensible qui hérisse particulièrement les syndicats du secteur, l'Autorité s'est contenté de formuler quatre modèles gradués d'ouverture du capital à l'appréciation du gouvernement et des professionnels. Même en permettant des investisseurs externes minoritaires ou majoritaires, il conviendrait d'avoir des «conditions strictes d'ordre déontologique» pour maintenir le monopole d'exercice du pharmacien, ainsi que des règles pour éviter des conflits d'intérêts. 

«Un laboratoire pharmaceutique par exemple ne pourrait pas entrer au capital», a ainsi estimé Isabelle de Silva. Par ailleurs, l’Autorité a recommandé de clarifier l'encadrement actuel de la publicité sur les prix de produits de parapharmacie, actuellement très restrictives pour les officines, et d'assouplir les modalités de vente en ligne des médicaments sans ordonnance par les pharmacies, un mode de distribution encore très marginal en France, bien qu'autorisé depuis fin 2012. 

Avec l’AFP. 

 

 

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