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Arnaud Cior : « le fitness en entreprise se démocratise »

19/03/2012 | Fitness | Georges Margossian E-mail
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ARNAUD_CIOR-200X118INTERVIEW Le marché du fitness en entreprise est en plein boom, mais pour le directeur de Fitness Academy, Arnaud Cior*, les bons coachs se font plutôt rares... Explications.

Proguidespa.com : Comment évolue le marché du fitness dans les entreprises ?

Arnaud Cior : Depuis peu, il se démocratise. Les grands groupes veulent que leurs salariés soient bien chez eux. Ils mettent en place des conciergeries, des pressings et, bien sûr, des salles privées de gym avec des vestiaires, un espace de cours collectifs et de très nombreux créneaux horaires dans la semaine, pas seulement entre 12 et 14 heures... C'est le cas, par exemple, d'EADS, qui met à la disposition de ses salariés un centre de 800 m2. Et puis, il y a aussi les PME qui investissent dans le fitness. Cela peut aller de l'aménagement d'une petite salle de réunion transformée en salle de sport avec trois ou quatre équipements à la création d'un véritable espace.

Que recherchent les entreprises ?

Des salariés plus performants et surtout, plus présents. On remarque qu'il y a moins d'absentéisme chez les salariés qui pratiquent le fitness. Cela crée une émulation, une dynamique entre eux. Et puis, la rencontre avec le professeur est souvent un moment d'exutoire, toujours très suivi, car c'est le seul créneau horaire où l'on peut se libérer.

Tout le monde peut être coach de fitness ?

A priori, oui. Mais il faut bien comprendre que c'est une activité particulière, pas toujours bien appréhendée par ceux qui veulent s'y lancer. Le coach se trouve souvent seul face aux salariés. Il doit faire preuve d'autonomie, motiver et créer une dynamique autour de ses activités. Cela demande une grande confiance en soi, de l'empathie et une capacité d'entrainement. Malheureusement, les sociétés qui proposent du coaching ne forment pas les personnes qu'elles envoient dans les entreprises : elles se contentent souvent de les recruter sur le marché et de les faire travailler en fonction des contrats qu'elles obtiennent. Nous recevons beaucoup de demandes de remplacement de coachs, car les clients sont déçus par le manque de professionnalisme des intervenants.

Tous vos coachs en entreprise ont été formés dans votre école. Combien en placez-vous par an?

Pas beaucoup ! Nous avons 250 élèves qui transitent chaque année chez nous, mais nous n'en plaçons que cinq à dix par an dans les entreprises, que nous prenons parmi les meilleurs. Les autres se dirigent vers le marché traditionnel du fitness.

Comment repérez-vous les bons profils ?

Nous proposons une pré-formation de six jours, qui constitue une sorte de sas de détection pour repérer les personnes qui sont vraiment faites pour ce métier. On croise les études, l'expérience professionnelle et le bagage sportif. Ce sont souvent des trentenaires, avec un peu de bouteille dans des activités professionnelles variées, qui ont les profils les plus intéressants. Ils savent ce que travailler dans une entreprise veut dire et font preuve d'empathie. Les jeunes, en revanche, se démotivent plus vite, parce qu'ils ne voient que le côté fun de ce métier...

En entreprise, un coach doit-il être forcément polyvalent pour répondre à une large palette de besoins ?

Non. Animer un cours collectif ou faire du coaching individuel, ce n'est pas la même façon de travailler ! Un excellent animateur ne sera pas automatiquement bon en cours individuel. Il est rare d'exceller dans les deux activités. On a des prédispositions individuelles pour l'une ou pour l'autre, que l'on s'efforce ensuite de renforcer. Vous savez, les professeurs sont surtout des spécialistes, pas des généralistes. Par exemple, quand on veut se lancer dans le coaching individuel, on a besoin de connaissances plus pointues en anatomie, en diététique et en développement personnel.

Comment anticipez-vous l'évolution du fitness en entreprise ?

S'il est clair que la demande s'élargit, le marché se partage aujourd'hui entre un service minimum et le haut de gamme. Dans le premier cas, on se contente d'installer des appareils sans suivi. Dans l'autre, les besoins vont encore se diversifier vers des cours de gymnastiques douces, des conseils nutritionnels, etc. Bref, on évolue vers des centres à fois de santé et de forme. Et le message que les entreprises nous envoie est : « Occupez-vous de nos salariés pour qu'ils se sentent mieux ! »... Notre mission est parfois plus de la « mise en forme » que de la « remise en forme », car nous voyons des salariés qui n'ont pas l'habitude de bien se nourrir, qui dorment mal et qui ont beaucoup de soucis physiques. Notre programme est alors de les prendre en charge sans passer outre les contraintes médicales.

Propos recueillis par Georges Margossian.

* Arnaud Cior a été vice-champion du monde de fitness en 2000.

 
 

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