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MCB 2019 : le grand show de la «Barbière de Paris»

11/09/2019 | Coiffure | Siska von Saxenburg

 

Pour son retour au salon MCB, Sarah Hamizi, la fondatrice de «La Barbière de Paris», ne fait pas dans la demi-mesure. Elle va inaugurer, dimanche, à 11 heures, un show intitulé «Phénomènes», qui réunira 50 modèles, avec des barbes de tous styles. 

Victime de son succès, Sarah Hamizi avait joué l’Arlésienne depuis deux ans. Première femme barbier de l’Hexagone, elle a lancé son salon en 2000. Aujourd’hui, elle en possède quatre à Paris et un espace à l’hôtel Crillon. Et les ouvertures s’enchaînent. La barbière vient d’inaugurer deux corners : le premier, au très chic Hacket London, le second, à la Maison Lutetia, une clinique parisienne spécialisée dans la greffe capillaire et la barbe.

L’agenda ne désemplit pas. Deux nouveaux lieux sont prévus cet automne à Paris : au Pullman Bercy et à l’espace Acqua di Parma. Sans compter le déploiement à l’international en fin d’année, une ligne de produits dédiée et la création d’un organisme de formation. Un développement au pas de charge qui l’oblige à étoffer son équipe avec une vingtaine de recrutements supplémentaires.

LA BARBIERE SHOW 2

« Devenir barbier ne se fait pas en un jour »

Son retour au MCB, après deux années d’absence, ne risque donc pas de passer inaperçu. Pour celle qui a toujours estimé que le métier de barbier relevait de l’art, il était tout naturel de mettre en scène son savoir-faire. «Phénomènes», le  show atypique qu’elle va présenter au salon, se découpe en quatre tableaux : « Femmes à barbe »,  «Métamorphoses», qui joue le jeu des extensions, «Gentlemen» et «Black&White», qui exacerbe les contrastes. Le final, réalisé par Sarah en personne, proposera une métamorphose spectaculaire.

Au-delà de la prouesse visuelle, la barbière entend bien promouvoir la formation. «Devenir barbier ne se fait pas en un jour : gestes précis, techniques pointues, c’est tout un savoir à acquérir», précise-t-elle. Le métier n’étant plus enseigné dans les écoles, elle a fondé une académie pour former, non seulement ses propres équipes, mais aussi les professionnels en quête de perfectionnement. Son rêve ? Voir revenir un jour un vrai diplôme de barbier. A bon entendeur…

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