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Concours professionnels : un tremplin pour les nouveaux métiers

22/02/2017 | Métiers de la beauté | Siska von Saxenburg E-mail


CONCOURS METIER

 

Jusqu’ici, les prix récompensaient des lieux, des établissements ou des fabricants. Désormais, à l’heure où les secteurs de la beauté et du bien-être voient apparaître de nouveaux métiers, les jurys choisissent leurs lauréats parmi les praticiens. Labels, écoles et salons sont sur la brèche.

Il y a cinq ans, qui aurait pu prédire que la spécialisation de Lash Artist deviendrait un métier spécifique ? Car, entre-temps, l’esthétique du regard s’est imposée dans l’univers professionnel comme une discipline à part entière. Il lui restait à faire reconnaître la compétence de ses praticiennes. Pour y parvenir, Juliette Bedrèche, créatrice de la marque Jolicils, a eu une idée : le «Golden Lash».

«J’ai vu mon activité doubler, puis tripler», se souvient Sofia Sadou, à la tête de L’Art du Cil, aux Lilas (93). Consacrée meilleure «lash-artist», en novembre 2014, lors du premier Golden Lash, la jeune femme a obtenu, non seulement la reconnaissance de ses pairs, mais aussi une forte visibilité auprès du public, qui découvrait alors un nouveau savoir-faire.

Se faire connaître rapidement

Premier concours de ce type en France, le Golden Lash a ouvert la voie aux Victoires du Regard, qui annoncent leur troisième édition pour avril. Sponsorisé par la marque Misencil, cet événement, créé en 2015, ajoute deux nouvelles catégories d’épreuves au classique cil à cil : le volume russe et une catégorie fantaisie, qui accepte cils de couleur, maquillage et accessoires.

Autre compétition : «L’esthéticienne de demain ». Lancé en 2016 par Bloomea, un fabricant de machines, ce concours ne distingue pas un nouveau métier, mais une nouvelle façon d’exercer le métier d’esthéticienne. Pour cet événement très particulier, pas d’épreuve publique, mais des réponses à un questionnaire très détaillé.

Pas facile ! Seule une personne maîtrisant parfaitement son concept peut espérer décrocher le titre. La première édition a été remportée haut la main par un homme, Brice Avon, qui exerce son activité de spécialiste de la peau en étage, de façon quasi confidentielle, mais son prix lui a permis de gagner du temps et de se faire connaître très rapidement.   

Reconnaissance des spa managers

Le phénomène ne se limite pas à la beauté. En créant il y a dix ans le «Black Diamond», récompensant le meilleur spa manager de l’année, Vladi Kovanik ne s’attendait pas à un tel succès. Lauréat du prix en 2010, William Cardelin , alors à la tête du U-Spa du Fouquet’s Barrière, à Paris, a vu sa carrière professionnelle passer à la vitesse supérieure : il prendra successivement la tête du spa du Trianon Palace,  à Versailles, puis celui du Métropole, à Monaco.

Idem pour Isabelle Gobbo, récompensée en 2013. Après une première expérience au Bristol, cette jeune manager, emblématique d’une nouvelle génération de gestionnaires de spa, a pris en 2016 la direction de l’ensemble des spas du groupe La Réserve  (Genève, Paris et Ramatuelle).

Des masseurs en quête de prix

En mal de reconnaissance, les masseurs y ont vu, eux aussi, un moyen de promouvoir leur spécialité. En 2010, Christophe Gatteau, à l’origine du label Spas de France, organise la première édition des «Meilleures mains de France». Il s’agissait, au départ, de récompenser des établissements qui n’avaient pas pu obtenir le label, faute d’infrastructures, mais qui, en revanche, avaient pris le soin de bien former leur personnel.

Ironie du sort, les masseurs en deviennent très vite les vedettes ! Au détriment, parfois, de l’établissement… Ainsi, en 2016, Mickael Denis, en poste au spa Splendid de Nice, qui avait remporté haut la main l’épreuve de massage neuro-musculaire, se faisait débaucher à peine 15 jours après l’obtention de son titre.  

Le concept séduit. D’autres organisateurs s’engouffrent dans la brèche. En 2015, Jean-Eric Knecht, à la tête de la toute nouvelle Fédération française des exploitants de spas, en profite pour faire connaître le métier de spa praticien, dont le titre a été déposé au RNCP (Répertoire nationale des certifications professionnelles).

Il crée un concours qui leur est tout spécialement dédié, divisé en deux catégories : étudiants et professionnels. Ici, ce n’est pas l’établissement qui est mis en avant. C’est le candidat, à titre individuel, qui s’inscrit. Son but ? Muscler son CV avec un prix, mais aussi se mesurer à ses pairs et se créer un réseau.

Un concours pour les lauréats des CQP

Restait un absent de taille : le monde des écoles. Plus pour longtemps. En 2017, la Fédération des écoles professionnelles de la parfumerie, de l’esthétique et de la cosmétique (Fieppec), qui regroupe 80 écoles professionnelles, lance son premier «concours national des lauréats des CQP» (certificats de qualification professionnelle).

La première édition est prévue dans le cadre du Congrès esthétique, qui se déroulera du 1er au 3 avril, à la porte de Versailles (Paris). Les lauréats des CQP de maquilleur-conseil-animateur, de styliste ongulaire et de spa praticien s’affronteront dans une épreuve de 30 minutes. Quant aux spa managers, ils devront déposer au préalable un dossier de création de spa, accompagné d’une vidéo explicative.

Ce ne seront pas moins de sept concours professionnels que l’on pourra retrouver lors de ce prochain Congrès. Même le plus ancien de tous, les «Meilleurs ouvriers de France» y ont programmé leurs dernières épreuves d’esthétique, jugées, à juste titre, comme les plus difficiles de la profession, car les candidates doivent exceller dans tous les domaines : du soin visage à la manucure et du modelage à l’extension de cils. Une première : le concours n’avait jamais ouvert ses épreuves au public. 

 

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