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Décès de Magdeleine Thénault-Mondolini, pionnière de l’esthétique à la française

10/04/2016 | Métiers de la beauté | Siska von Saxenburg E-mail


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La mort aura eu raison de sa dernière coquetterie. Jusqu’à son dernier souffle, Magdeleine Thénault-Mondolini a jalousement caché le secret de son âge. Elle s’est éteinte le 31 mars à 95 ans, emportant avec elle tout un pan de l’histoire de l’esthétique à la française.

Elle était du temps des «dames de beauté», de ces Françaises qui ont fait l’esthétique. Une époque où ce métier n’était pas encore… un métier, mais où Paris passait pour la capitale de la beauté dans le monde entier. Elle les a tous connus, ces grands noms de la profession : Mary Cohr, Germaine Monteil, Ingrid Millet, Simone Mahler ou Isabelle Lancray, avec laquelle elle a fondé la première fédération française de l’esthétique cosmétique.

Et pourtant, rien ne la prédisposait à embrasser cette longue carrière dans la beauté. Dernière-née et fille unique d’une lignée d’enseignants poitevins, elle s’oriente, elle aussi, vers l’enseignement. Après un premier mariage avec un officier de la Légion étrangère, qui l’emmène d’Algérie en Allemagne, en passant par la Tunisie, la jeune femme, restée veuve, s’installe finalement à Paris. Et là, c’est le déclic.

Sa rencontre avec Isabelle Lancray



Féminine jusqu’au bout des ongles, elle hésite entre mode et esthétique. Pressentant que ce secteur avait du potentiel, elle s’inscrit à l’Académie des soins esthétiques, une école dirigée par Marguerite Perrin. Très vite, elle va y passer du statut d’élève à celui de professeur. Mais une rencontre va à nouveau bouleverser sa vie : Isabelle Lancray, dont la marque, lancée en 1945, deviendra mondialement connue.

Cette ancienne journaliste de Paris-Match est aussi une très active militante syndicale, qui veut faire reconnaître les métiers de l’esthétique. Car, dans les années 50, tout reste encore à faire ! Isabelle Lancray va alors reprendre en main le Syndicat national des instituts de beauté, jusque-là mollement dirigé par le directeur de la marque Payot, et confie la région Paca à Magdeleine Mondolini, qui possède déjà un institut et sa propre école.


Figure emblématique de l’esthétique française

01 MAGDELEINE 2La dynamique initiée en 1959 s’accélère. De commissions en commissions, les efforts de Magdeleine et de ses collègues portent leurs fruits. Considérée jusque-là comme un «sous-métier», l’esthétique acquiert peu à peu une véritable reconnaissance légale, avec des diplômes d’Etat et une convention collective. Les progrès accomplis sont impressionnants.

La réputation de Magdeleine Mondolini passe bientôt les frontières. En quelques années, elle devient une véritable ambassadrice de la beauté à la française. Le groupe japonais Festa en fait sa présidente d’honneur, en créant des écoles «Magdeleine Mondoloni» au Japon, en Corée et à Taiwan. En 2009, elle se voit décerner la médaille de l’Ordre national du mérite pour sa contribution au secteur esthétique et cosmétique en France.

Elle crée sa ligne de cosmétiques à 91 ans

Passionnée par l’innovation et la nouveauté, comme elle l’a raconté dans un livre écrit en 1999, «La beauté, ma compagne» (éditions du Pont neuf), l’héritière de l’esthétique d’après-guerre a vu ses idées sur la «beauté globale» devenir le must des années 2000 : pas de beauté sans santé, sans hygiène de vie et sans équilibre mental. Des principes qu’elle s’est appliquée elle-même depuis toujours. Avec un esprit d’entreprise que l’âge n’a pas altéré : à  91 ans, elle a conçu sa propre ligne de cosmétiques…

Tous ceux qui l’ont approchée se souviennent d’une femme enjouée et délicieuse, amoureuse de la vie, fidèle à ses engagements et persévérante dans ses actions, comme le rappelle la présidente de l’Union nationale des instituts de beauté (Unib), Jacqueline Peyrefitte : « Magdeleine laissera autour d’elle cette ineffable gaieté et cet optimisme qui l’ont caractérisée tout au long de sa vie. Elle me laisse, à moi, le souvenir de moments de joie partagés, de voyages, de projets, d’un indéfectible regard sur l’avenir. Ce fut une grande dame qui porta très haut les valeurs de nos professions. »

 

 

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