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Dernière ligne droite pour les Meilleurs Ouvriers de France

18/09/2018 | Métiers de la beauté | Aude Ferbos E-mail

MOF 2018

Six esthéticiennes, vingt-et-un coiffeurs… Ces candidats sont les derniers en lice pour décrocher le col tricolore des MOF (Meilleurs Ouvriers de France). Les finales auront lieu, pour l’esthétique, les 21 et 22 octobre, à Palavas-les-Flots et à Montpellier, et, pour la coiffure, le 25 novembre, à Mulhouse.

Si le col tricolore est généralement associé aux métiers de la restauration et de l'artisanat, le grand public ignore que ce concours, gage d'excellence, concerne aussi d'autres professions, de l'industrie à la métallurgie, en passant par l'esthétique ou la coiffure. Crée en 1924 et organisé tous les trois ans, la 26e édition a rassemblé pas moins de 2 950 candidats dans 170 classes différentes. 

Après les épreuves de qualifications, restent encore 1 202 finalistes, qui tenteront de rejoindre les quelque 2 000 cols bleu blanc rouge français en activité (9 006 diplômés depuis 1925). «C'est le Graal de tous les prix», commente Denis Wittmer, président de la classe coiffure. En effet, le concours «Un des meilleurs ouvriers de France» (MOF) est aussi un diplôme d'État, équivalent, depuis 2001, à la fin d’un premier cycle de l'enseignement supérieur.

S’il est accessible dès l'âge de 23 ans, la plupart des candidats ont entre 8 à 15 ans de métier. Cette année, l'âge moyen se situe aux alentours de 37 ans. En revanche, il n'y a pas de «quota» pour les MOF : le candidat ne décroche le titre que s'il obtient une note comprise entre 18 et 20. «Il peut y avoir des promotions  nulles avec zéro reçu», ajoute le président. En moyenne, une dizaine y parvient dans chaque classe...

Esthétique : le nail art en vedette

La finale pour la classe esthétique se déroulera, le 21 octobre, au Salon Beauty Prof's, à Palavas-les-Flots, à la Halle des expositions, et le 22 octobre, au lycée Jules Ferry de Montpellier. Six candidats tenteront de décrocher le titre (ils étaient 34 sur la ligne de départ).

Parmi les épreuves, maquillage artistique, manucurie et prothésie ongulaire, extension de cils ouvertes au public. En loge, pour respecter l'intimité des modèles, se feront les soins corps et visage, avec un soin relaxant signature homme, digne d'un spa haut de gamme. «Il y a une grosse partie nail art sur le thème des fêtes galantes au château de Versailles, et une partie body painting en mode street art super héros de bande dessinée», complète Céline Gentile, présidente de la classe esthétique.

«Si les sujets changent à chaque édition, la nature des épreuves reste conforme», poursuit-elle. En coulisses, les candidats s'entraînent de façon intensive. «Pour se démarquer, notamment sur l'épreuves de soins du corps, les candidats se forment à des techniques innovantes ou originales, comme le kobido. C'est à eux d'aller chercher l'originalité». Quelque 300 esthéticien(ne)s en activité arborent le col tricolore. 

Pour la coiffure, les candidats mettront le cap sur Mulhouse. «Le comité d'organisation des exposition du travail (Coet) a en effet la volonté de délocaliser les épreuves», explique le président de la classe coiffure, Denis Wittmer. «Ici, les infrastructures se prêtaient à l'accueil du public, deuxième volonté affichée par le comité organisateur», se félicite-t-il. 

Une contrainte d'autant plus cruciale cette année que l'épreuve finale se fera sous les caméras de TF1, dans le cadre d'un reportage sur les MOF. Du coup, ces épreuves se déroulent en deux temps : la partie technique se fera en loge, au CFA de Mulhouse. La seconde partie, ouverte au grand public et à la presse, est organisée à la Cité de l'Automobile, entre les Rolls Royce de ce musée national «dans un décor totalement spectaculaire». 

Coiffure : une épreuve « sans filet »

Cette ouverture au grand public n’a pas été sans incidence sur le programme. «Pour être plus compréhensibles par le plus grand nombre, la nature des épreuves a changé», expose le président de classe. En effet, «tout le monde peut comprendre la beauté, pas forcément la technicité». Pour Denis Wittmer, «c'est un grand virage que prend cette année le concours MOF coiffure, en éliminant les épreuves techniques de la finale. On considère que la partie technique a été évaluée aux épreuves qualificatives», poursuit-il. 

Ainsi, au programme restent la coupe, brush et coloration dame, coupe homme et taille de barbe, pour coller à la tendance des barbiers, et la coiffure mariée. En complément, une nouvelle épreuve apparaît, non sans controverse : une coiffure grand soir couture à effectuer en direct sur un mannequin professionnel, et découverte au dernier moment. 

Une épreuve artistique et «sans filet», qui fait la part belle au talent et à l'adaptation, et plus seulement au «bachotage». «Cette épreuve est décriée, pourtant elle rejoint le principe de ce qui se fait en cuisine», poursuit Denis Wittmer. Pour compliquer la donne, la coiffure sera notée deux fois : jugée sur le mannequin en position assise mais aussi en mouvement, en action de défilé. «Du coup, la coiffure ne peut pas être figée, et elle doit pour autant tenir...», estime le président. 

L’épreuve sera donc inaugurée par les 21 finalistes retenus (300 candidats au départ), qui se préparent depuis le résultat des qualifications en janvier. Un travail en amont mené avec l'aide d'autres MOF, ou dans des écoles de formation. Mais, contrairement à d'autres concours, comme les Olympiades des métiers, l'organisation des MOF est totalement déconnectée des candidats, et de leur préparation. «Nous ne connaissons pas les candidats, c'est important pour rester totalement indépendant», précise Denis Wittmer.

«C'est vraiment un concours à part. Pour le MOF, le candidat doit maîtriser toutes les facettes du métier, et sur mannequin vivant, c'est-à-dire qu'il faut s'adapter aux contraintes humaines, comme l'implantation des cheveux, la nature du cuir chevelu, etc.» Au registre des nouvelles épreuves en coiffure, le lauréat devra aussi rédiger un dossier de presse. Objectif : évaluer sa capacité à communiquer et à se «vendre». Crucial quand on doit être «un ambassadeur du savoir-faire à la française».

 

 

 

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