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Esthéticiennes ou hydrothérapeutes : les thalassos doivent-elles trancher ?

16/07/2012 | Georges Margossian E-mail
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INTERVIEW – Quel avenir pour les hydrothérapeutes qui veulent travailler dans les thalassos ? Entretien avec Philippe Gomez, le président de France Thalasso.

Profession Bien-être : Vous avez fait de la formation l'un des axes prioritaires de votre présidence. Où en est le statut d'hydrothérapeute ?

Philippe Gomez : Je constate qu'il existe beaucoup d'appellations différentes autour de ce métier : hydrothérapeute, hydrotechnicien, agent de thermalisme, agent hydrothermal, hydro-balnéopraticien, hydro-relaxologue... Derrière ces titres, il y a une grande hétérogénéité des formations. Aujourd'hui, les hydrothérapeutes ne peuvent pas passer d'un établissement à un autre sans être sûrs de posséder les bonnes bases techniques, car les exigences peuvent changer d'une thalasso à l'autre.

N'existe-t-il pas déjà un certificat de qualification professionnelle (CQP) d'hydrothérapeute ?

Oui, c'est vrai. Il existe un CQP d'hydrothérapeute pour le secteur de la thalasso, mais il s'appuie sur des négociations de convention collective qui n'aboutissent pas, notamment sur le nombre d'heures de travail. Le risque, c'est que ce titre créé il y a trois ans disparaisse. En attendant, des problèmes statutaires et de grilles salariales subsistent pour les hydrothérapeutes, dans la mesure où les centres ne disposent toujours pas de convention collective. Pour une majorité d'entre eux, la solution est d'opter pour celle de l'hôtellerie/restauration.

Au-delà d'une reconnaissance du statut d'hydrothérapeute, qu'apporterait au secteur un diplôme unique ?

D'abord, on pourrait l'imposer et en faire un outil de communication qui servirait de référence à notre clientèle par rapport aux établissements qui ne l'appliqueraient pas. Sur un plan de pure gestion, il faut savoir que l'énorme majorité des centres revoient les protocoles d'hydrothérapie à leur manière. Les praticiens reçoivent donc toujours une formation interne, en plus de leur cursus initial, tourné vers le théorique. En résumé, la touche opérationnelle de leur formation est à la charge des centres.

Depuis plusieurs années, on observe une diversification des profils de vos praticiens avec l'arrivée des esthéticiennes. N'est-il pas plus facile pour vous de les former à vos techniques ?

En effet, cela devient plus facile pour les thalassos de former des esthéticiennes à nos techniques, que des hydrothérapeutes aux soins esthétiques... Le contexte concurrentiel évolue et les centres diversifient de plus en plus leurs offres de prestations en rajoutant des modelages. Pour respecter la loi, les thalassos sont donc contraintes d'embaucher des esthéticiennes. Mais j'observe que ce qu'elles ont déjà appris dans leurs études en esthétique constitue une bonne base de départ pour évoluer dans nos métiers.

Est-ce la raison pour laquelle les thalassos reçoivent autant de candidatures de jeunes diplômées ?

J'en vois d'autres, comme les perspectives d'évolution et la variété des taches que nous proposons. Il y a aussi une tendance : de plus en plus de ces jeunes femmes s'aperçoivent qu'elles n'aiment pas vendre de produits, préférant se consacrer entièrement aux soins. Or, c'est ce qu'elles font chez nous. Elles n'ont plus cette pression de la vente.

Ne risquez-vous pas de vous éloigner de votre cœur de métier ?

C'est un risque, bien sûr, car donner un éclairage très esthétique à nos soins, c'est aussi s'éloigner de la thalasso et de son savoir-faire. Il faut que la profession se mette vite d'accord sur l'avenir de la filière d'hydrothérapeute.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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