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Formation : un démarrage difficile pour le BTS « métiers de la coiffure »

6/09/2017 | Métiers de la beauté | Aude Ferbos E-mail

BTS COIFFURE

En 2014, le BTS «métiers de la coiffure» était inauguré. Inspirée par son homologue en esthétique, le MECP, cette nouvelle formation est ouverte aux bacheliers ou aux élèves ayant obtenu le brevet professionnel. Trois ans après, le diplôme peine toujours à trouver sa place. 

«Sur nos vingt-quatre sites proposant le cursus, aucun n’a ouvert de classe, faute d’inscriptions», reconnaît-on chez Silvya Terrade, un groupe qui gère une vingtaine d’établissements en France. Une exception ? Pas vraiment. A l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec), on a du mal à rassembler les chiffres, «de toute façon, modestes», glisse son président, Bernard Stalter.

Ouvert aux élèves ayant obtenu le brevet professionnel ou après un baccalauréat général ou technique (section S,L ou STL), le BTS «métiers de la coiffure», axé sur les matières scientifiques, l’économie, la gestion et le marketing, fait encore figure d’ovni dans le secteur. Et pour cause : son programme ne vise pas à former de futurs coiffeurs qui travailleront en bac, mais à proposer des technico-commerciaux qualifiés en coiffure.

Des profils de gestionnaires et de commerciaux

Un objectif pas toujours bien compris. «Certains ont décroché un diplôme l’an dernier, poursuivi en licence professionnelle, ou été embauchés. D’autres ont abandonné : le profil des candidats n’était pas toujours en phase avec les exigences du diplôme», explique Virginie Batelot, directrice déléguée aux formations du lycée Elisa Lemonnier, à Paris, dont l’établissement a été choisi comme site pilote en 2014.

Pas vraiment, donc, le même esprit que le BP. Le BTS est plutôt destiné à des coiffeurs souhaitant prendre des responsabilités ou des technico-commerciaux travaillant auprès des marques. Pas forcément absurde. Des compétences affûtées de gestionnaire, que ce soit en salon indépendant ou en franchise, sont de plus en recherchées. «Aujourd’hui, le marché est très difficile pour des franchisés qui ne font pas au moins 300 000 euros de chiffre d’affaires. En deçà, ils vont tous disparaître», lâchait récemment Franck François, le patron de Vog.

Une « formation de niche », pour l’Unec

En revanche, une chose est sûre : «si on n’a jamais fait de coiffure avant le BTS, ce n’est pas avec 6 heures de pratique hebdomadaires pendant deux ans qu’on va pouvoir devenir coiffeur», prévient Virginie Batelot.  Pour le rendre plus accessibles aux élèves issus du BP, le lycée Elisa Lemonnier a ouvert le diplôme à l’alternance. «Il va falloir être un peu patient avec ce diplôme et laisser le temps à la profession de mieux le connaître», concède la directrice.

C’est aussi la position de la principale organisation professionnelle des coiffeurs, qui était, au départ, plutôt réticente à l’idée du BTS. Mais l’heure est désormais à la réflexion. «La profession doit s’adapter à la situation actuelle. Il y a de vrais enjeux en terme de management, de relations humaines, mais aussi en terme de marketing, de communication et d’accueil», estime aujourd’hui Bernard Stalter. Bref, une formation «de niche», qui pourrait connaître des jours meilleurs. 

 

 

 

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