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Franck Provost : « Notre savoir-faire a un coût qui n’est pas assez valorisé. »

24/09/2012 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail
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FRANK-PROVOOSINTERVIEW –
Le savoir-faire des coiffeurs est-il insuffisamment reconnu ? Pour Franck Provost, le président du Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec), c'est une évidence. Son syndicat vient de lancer dans tout l'Hexagone une campagne de valorisation de la coiffure et de ses métiers.

Profession Bien-être : Pourquoi cette campagne aujourd'hui ?

Franck Provost : Notre profession est un formidable vivier de main d'œuvre dont le savoir-faire a un coût qui n'est pas assez valorisé. On forme beaucoup de jeunes dans la coiffure et le public doit le savoir. Derrière le prix que les coiffeurs affichent, il y a un des milliers d'heures de formation pour obtenir le service que les consommateurs souhaitent. Je vous donne un chiffre : pour former un jeune, il faut compter au moins cinq ans. C'est un investissement.

Vous pensez que le public a besoin d'être sensibilisé à une problématique économique professionnelle ?

Oui, car personne ne prend conscience que la coiffure représente un secteur important pour les jeunes. Aujourd'hui, il emploie quand même 110 000 salariés et son chiffre d'affaires est d'environ 6 milliards d'euros ! Mais c'est aussi un métier où la moyenne d'âge est peu élevée, 32 ans... Cela veut dire que nous ne savons pas garder ces jeunes talents. Pourquoi ? Le salaire moyen est de 1 580 euros bruts par mois. Ce n'est pas très motivant.

La vogue des salons low cost n'y a-t-elle pas aussi une part de responsabilité ?

Je ne crois pas. Ce n'est pas le même service. Ces salons ne cherchent pas à fidéliser par la qualité du travail mais sur un prix. Et quand on vient pour un prix, on est prêt à accepter beaucoup de choses. Dans les salons de gamme supérieure, les clients ont d'autres exigences, comme le développement durable, par exemple. Les coiffeurs sont de plus en plus nombreux à s'y engager financièrement, tout en améliorant l'hygiène et la décoration de leurs salons. Et ces coûts ne sont pas répercutés dans les prix.

D'où votre slogan plutôt direct : « un bon coiffeur a un coût » ?...

Exactement. Nous voulons une hausse générale de la qualité de service et d'accueil dans tous les salons de coiffure. Et pour cela, il faut expliquer à nos clients qu'une prestation de base à 34 euros, qui comprend un shampoing, une coupe et un brushing de 45 minutes, n'est vraiment pas cher s'il veut un service de qualité.

A combien estimez-vous la revalorisation nécessaire du prix ?

Si je pars du prix moyen que j'ai indiqué, je pense qu'une hausse de 10 à 20% permettrait aux coiffeurs de s'en sortir, pour prendre en charge leurs clients dans de bonnes conditions.

Propos recueillis par Georges Margossian.

Plus de 1 800 entreprises de coiffure indépendantes sont adhérentes au Cnec, franchisées, multiples ou affiliées. Elles réalisent le tiers de l'activité du secteur.

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