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Guy Roulier : « Je suis confiant. Cette proposition finira par passer. »

3/04/2012 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail
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INTERVIEW –
Pour le secrétaire général de la Chambre nationale des ostéopathes, Guy Roulier, l'adoption de la proposition de loi de Bernard Debré (UMP) n'est qu'une question de temps.

Profession Bien-être : Bernard Debré vient d'annoncer qu'il représentera une proposition de loi sur l'ostéopathie s'il était réélu, en juin. Vous n'avez pas peur d'un nouvel échec ?

Guy Roulier : Non. Je suis confiant. Cette proposition finira par passer. Et cette année sera peut être celle d'un grand changement en faveur d'une réelle reconnaissance du métier d'ostéopathe. Nous souhaitons toutefois qu'il y ait plus d'ostéopathes parmi les représentants de la santé qui siègeraient dans le haut conseil prévu par ce texte.

Quel est le point qui vous parait le plus positif dans cette proposition ?

La création d'une structure chargée de surveiller les écoles. Elle sera totalement indépendante des corporations, avec des membres qui seront incorruptibles. Sa mise en place permettra d'éviter les conflits d'intérêt.

Pourquoi est-il si urgent de modifier le cadre juridique actuel ?

Depuis les décrets d'application de 2007, la situation est devenue catastrophique. Elle est intenable sur le plan économique. En cinq ans, le nombre des ostéopathes a doublé en France et leurs conditions d'exercice se sont progressivement dégradées. Ce sont les mauvaises écoles qui ont proliféré, celles qui n'offrent que 2 660 heures de formation au lieu des 4 200 heures recommandées par l'Organisation mondiale de la santé. Résultat : les jeunes qui en sortent ont un niveau insuffisant. Il est donc urgent d'avoir un cadre juridique étoffé.

Pensez-vous qu'une entente soit possible entre les kinés, les médecins et les ostéopathes ?

Oui. Nous ne sommes pas en concurrence avec les kinés et les médecins. Nous sommes complémentaires. Notre champ, c'est la prévention. Dans ce cadre-là, il faut que nous trouvions notre place dans le corps sanitaire français.

Vous soutenez la proposition de loi du professeur Debré. Il y a pourtant un décret en préparation au ministère de la santé qui veut durcir les conditions d'exercice. Cela ne va-t-il pas dans votre sens ?

Ce texte est incomplet et nous allons demander qu'il soit retoqué, même s'il doit, en principe, être signé avant la fin de l'actuel mandat présidentiel. Il comporte beaucoup d'imperfections. Par exemple, il n'oblige pas les médecins à être en conformité avec les décrets de 2007, qui prévoient une formation pratique à l'ostéopathie de 1 225 heures, contre 200 heures actuellement pour cette profession. Tous les médecins députés que nous connaissons sont d'accord sur ce point.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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