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«Le premier trimestre 2013 va être capital pour l’ostéopathie »

17/10/2012 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail
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INTERVIEW – Dix ans après la reconnaissance de leur titre, les ostéopathes ne sont pas satisfaits de la réglementation de leur profession. Aujourd'hui, près de 17 000 professionnels pratiquent cette discipline et 72 écoles ont été agréées par le ministère de la santé. Mais la disparité des formations inquiète. En juin dernier, le Syndicat national de l'enseignement supérieur en ostéopathie (Sneso) a présenté le « premier référentiel français de formation par compétences » pour les ostéopathes. Trois mois plus tard, un décret fixait la date limite des agréments au mois de septembre 2013. Les ostéopathes vont-ils enfin voir leur situation s'éclaircir ? Entretien avec Roger Caporossi, le vice-président du Sneso*.

Profession Bien-être : En juin dernier, vous avez présenté un référentiel de formation par compétences pour les ostéopathes, le premier du genre en France. Que reprochiez-vous au référentiel utilisé par les pouvoirs publics ?

Roger Caporossi : Nous avons voulu réorganiser le référentiel non pas sur la validation de savoirs théoriques et pratiques, mais sur les compétences, à l'image de ce qui se fait dans le monde anglo-saxon. Pour cela, nous avons obtenu l'appui d'universitaires britanniques et canadiens qui nous ont aidés à élaborer un document. De façon exhaustive, il dresse l'ensemble des connaissances et des compétences qu'un étudiant devrait acquérir pour devenir ostéopathe. Il nous a semblé que c'était le meilleur moyen de lui garantir un parcours professionnel sécurisé.

Quelle suite envisagez-vous à ce référentiel ?

Pour l'instant, la balle est dans le camp du ministère de la santé. En mai, nous avons eu le sentiment que le nouveau gouvernement a pris rapidement conscience de la situation et qu'il a la volonté de faire bouger les choses.

C'est urgent ?

Bien sûr ! Nous estimons que 40 % des 17 000 professionnels sont mal formés. Ils ont suivi des cursus trop courts et sans expérience clinique.

Le problème ne vient-il que du trop grand nombre d'écoles en France ?

Pas seulement. Il y a aussi de fortes disparités entre les niveaux d'enseignement. Les décrets de 2007, qui fixent les conditions d'agrément, imposent un minimum de 2 665 heures de formation sur trois ans, alors que les recommandations de l'OMS fixent ce seuil à 4 465 heures sur 5 à 6 ans. Résultat : il y a 72 écoles d'ostéopathie en France, mais le ratio mondial est d'un établissement pour 10 millions d'habitants ! Si on prend ce ratio, nous ne devrions en avoir que 6 ou 7...

Que souhaitez-vous ?

Nous estimons qu'un total de 7 à 12 écoles en France serait largement suffisant. Le gouvernement a parfaitement identifié celles qui sont de qualité. Elles doivent être aux normes de l'OMS, voire de la Commission européenne de normalisation qui prône 4 800 heures de formation et 1 000 heures de stages cliniques. Et elles doivent délivrer un diplôme de niveau 1, c'est-à-dire bac+5.

Un décret publié au Journal officiel le 15 septembre prolonge l'agrément des écoles jusqu'en septembre 2013. C'est une bonne chose ?

Oui, dans la mesure où les agréments de quatre ans n'ont pas été prorogés. Cela veut dire qu'à la rentrée prochaine, il y aura de nouvelles normes. Nous savons que le gouvernement est en train de travailler sur trois projets de décrets. Ils concerneront la formation, l'exercice et les agréments pour les écoles.

Etes-vous inquiet ?

Toujours un peu ! Nous ne sommes pas certains que le ministère veuille revenir à l'esprit de la loi Kouchner de 2002, compte tenu des pressions politiques. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que le premier trimestre 2013 va être capital pour l'ostéopathie. L'échéance, c'est la rentrée de l'année prochaine. Aucune école ne conservera son agrément actuel et de nouvelles dispositions devront s'imposer.

Si le gouvernement s'aligne sur les normes de formation de l'OMS, que deviendront les écoles qui proposent aujourd'hui des cursus plus courts ?

Elles devront s'aligner sur les nouvelles normes. Le pourront-elles ? C'est toute la question. Si le gouvernement veut tirer vers le haut l'enseignement, il est évident que 90% des écoles disparaîtront...

Et les élèves en cours de formation dans ces écoles ?

Nous savons que des dispositions sont à l'étude pour permettre à ces étudiants de poursuivre leur formation.

Que deviendront les anciens diplômés ?

Une fois que le diplôme est enregistré, il ne peut pas être remis en cause.

Propos recueillis par Georges Margossian.

* Le Syndicat national de l'enseignement supérieur en ostéopathie (Sneso) regroupe les « écoles historiques » créées avant la loi Kouchner de 2002. Elles se sont alignées sur les standards universitaires en trois cycles (licence, master, doctorat) et les normes d'enseignement pour l'ostéopathie recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

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