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La remise en forme en thalassothérapie et en thermalisme

21/06/2011 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail

Si la vocation de la thalassothérapie, comme son nom l’indique, est initialement de soigner, la remise en forme y prend peu à peu le pas. Normal, les vertus de l’eau de mer sont reconnues depuis l’Antiquité !

Dans des bains chauffés à 32°C, les sels minéraux et les oligoéléments qu’elle contient pénètrent l’organisme et lui donnent un coup de fouet. Le climat marin, le sable et les brises iodées font le reste ! Cependant, si le concept a pris un petit coup de vieux avec l’arrivée des spas, la thalasso se refait une virginité en proposant désormais de nouvelles cures, adaptées au goût du jour.

C’est à partir des années 1960, sous l’impulsion de sportifs comme Louison Bobet, que les instituts de thalassothérapie, avec leurs soins à base de produits marins, moins médicalisés que ceux des thermes, deviennent une destination à la mode. Les « cures de remise en forme », plus chics que les cures thermales, sont alors plébiscitées par une population relativement aisée, à la recherche de bien-être, plus que de soins médicaux.

Depuis quelques années, cette tendance s’est même accentuée avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’établissements, favorisée par la concurrence des établissements  haut de gamme d’Afrique du Nord, dont l’offre de soins correspond davantage aux besoins actuels : prise en charge individualisée, cures anti-stress, anti-tabac, anti-vieillissement, cures d’amaigrissement, de revitalisation... D’une manière générale, cette évolution accompagne le développement d’un « tourisme de santé et de bien-être », que l’on voit aujourd’hui essaimer un peu partout dans le monde.

Bien-être à la carte

Le phénomène n’a pas échappé aux gestionnaires de stations thermales, dont la fréquentation chute depuis une dizaine d’années. Ainsi, certains établissements proposent déjà des forfaits libres, hors des tarifs fixés par la sécurité sociale. Remise en forme, détente et minceur font désormais partie de leurs prestations. Pour les spécialistes, le potentiel de développement dans ce domaine est important, car les établissements thermaux ne réalisent aujourd’hui que 5 à 20% de leur chiffre d’affaires en dehors des forfaits de la sécurité sociale !

Le thermalisme de demain se présentera donc sous un nouveau jour. D’ores et déjà, il redore son image un peu vieillotte et joue la carte du bien-être, avec des mini-cures et des soins à la carte, comme les thalassothérapies et les spas, tout en conservant sa vocation thérapeutique, ce qui lui permettra, à l’avenir, de développer des cures pour de nouvelles indications, comme la lutte contre l’obésité ou la maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui, les stations de la Chaîne Thermale du Soleil disposent toutes d’un pôle bien-être, avec des mini cures de remise en forme qui peuvent représenter jusqu’à 20% de l’activité. Chez Valvital, hammam, sauna, massages et soins esthétiques figurent aussi aux programmes de ses stations thermales. Autre exemple, le groupe Eurothermes, qui a fait du thermoludisme, c’est-à-dire l’utilisation des propriétés curatives de l’eau à des fins ludiques, un axe de développement prometteur.

Des esthéticiennes bienvenues

En termes de recrutements, de nouveaux besoins se font déjà sentir. Esthéticiennes, diététiciennes, masseurs, naturopathes y trouvent ainsi de nouveaux débouchés, au risque, parfois, de supplanter d’anciennes spécialités thermales, comme l’hydrothérapie.

En effet, pour un directeur de thalassothérapie, il est parfois plus tentant de former des esthéticiennes diplômées d’Etat à quelques soins d’hydrothérapie que de faire évoluer des hydrothérapeutes, vers les soins corps et la relation client, comme l’explique Julien Patty, directeur général de Deep Nature, un opérateur spa français : « Hydrothérapeute relève plus d’une formation que d’un métier. Pour un institut de thalassothérapie, former des esthéticiennes aux soins d’eau permet de disposer rapidement de personnels polyvalents, aptes à accompagner le développement des thalassos vers les soins de bien-être et de relaxation. Bien sûr, cela oblige les établissements à investir systématiquement dans la formation, mais c’est une très bonne chose, car, à l’arrivée, ils ont moins de turnover. »

GM

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Thalassos et thermes, de quoi parle-t-on ?

 

Le thermalisme utilise de l’eau minérale naturelle, qui provient de l’une des 1 200 sources agréées par le ministère de la santé, alors qu’une cure de thalassothérapie repose sur l’exploitation de l’eau de mer et de ses dérivés, ainsi que du climat marin. En outre, à la différence des cures thermales prescrites par un médecin, dont une partie est prise en charge par la Sécurité sociale, les cures de thalassothérapie ne relèvent pas d’une prescription médicale et ne sont donc pas remboursées.

Au total, la France compte 105 stations thermales, dont la rhumatologie est l’orientation thérapeutique la plus pratiquée, suivie par le traitement des voies respiratoires et de l’appareil urinaire/appareil digestif.

Quant aux instituts de thalassothérapie, il n’en existe aujourd’hui qu’une cinquantaine, mais le nombre de curistes a été multiplié par dix en dix ans. Un seul texte réglemente à ce jour leur activité, la circulaire du 6 juin 1961, qui précise les documents à fournir pour obtenir une autorisation d’exploitation : une étude écologique du site, l’analyse de la qualité de l’eau de mer, les normes de pompage, le descriptif des locaux, la présentation des installations et l’organisation du personnel.

 

 

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