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Pierre Macquet : « L’école ne doit jamais être un cocon rassurant »

16/07/2017 | Métiers de la beauté | Siska von Saxenburg E-mail

ECOLE ESTHETIQUE MORICE


PIERRE MACQUET VIGNETTEEn quatre ans, le groupe Keatis est devenu un acteur clé du secteur. Après avoir racheté l’Ecole de Luca, à Lille, l’ISFEC, de Thionville et l’Ecole Françoise Morice, il vient de mettre la main sur l’Ecole des Spas et Instituts, fondée par Sandra Kennou. Entretien avec Pierre Macquet, co-fondateur du groupe.

 

Profession bien-être : Quatre écoles depuis 2013. Pour des entrepreneurs qui viennent d’un autre domaine, c’est un joli palmarès…

Pierre Macquet : Nous ne sommes pourtant pas dans la course aux écoles. A l’inverse d’autres groupes, nous n’avons pas une logique de croissance rapide. Nous sommes avant tout des marathoniens, pas des sprinters. C’est presque de l’artisanat, à ce niveau ! C’est pourquoi nous avons choisi des écoles solides, bien implantées dans leur région et leur secteur, avec, à leur tête, des dirigeantes compétentes et dynamiques.  

Comment les avez-vous sélectionnées ?

Avant de sélectionner les écoles, et nous en avons vu beaucoup, nous avons voulu prendre la mesure de ce milieu. Nous nous sommes rendus compte que le marché du bien-être évoluait vite, très vite, et que, face à de nouvelles demandes, le référentiel de l’Education nationale faisait preuve d’inertie. Du coup, les élèves nouvellement promues trouvaient difficilement leurs marques sur le marché du travail.

Lorsque nous avons racheté l’Ecole de Luca de Lille, en 2013, nous nous sommes donné un plan de trois ans pour parvenir à notre objectif : réaliser le kilomètre supplémentaire qui sépare l’obtention d’un diplôme d’une entrée réussie dans le monde du bien-être. Nous ne nous sommes donc pas précipités pour tout changer ! Nous avons petit à petit rajouté dans les programmes les éléments qui nous semblaient manquer dans cet enseignement.

Et que manquait-il ?

Du concret et du pragmatique. Certains élèves se décident à la légère pour ce métier, et pour de mauvaises raisons. Nous accordons donc une place importante à l’entretien préalable, qui a lieu avant l’inscription. C’est le moment idéal pour effectuer une évaluation, non seulement des potentialités du candidat, mais également de ses attentes et de ses motivations. Cette évaluation va le suivre tout au long de son cursus, s’il l’effectue chez nous.

Nous avons créé aussi des rencontres thématiques en faisant venir des professionnels prêts à échanger avec les élèves, de façon à leur donner un aperçu concret de la carrière dans laquelle ils allaient s’engager. Et surtout, nous avons pratiqué un accompagnement actif, entièrement tourné vers leur insertion dans la vie active.

L’école ne doit jamais être un cocon rassurant, mais une vraie préparation à la vie active. En cours de français, le professeur leur apprend comment rédiger une lettre de motivation efficace. L’anglais est une matière importante : seule la maîtrise de cette langue leur permettra de travailler un peu partout dans le monde ou en hôtellerie de luxe.

Et cela fonctionne ?

Absolument. A Lille, nous avons 92% de réussite aux examens. Un résultat très supérieur à la moyenne nationale.

Vous vous étiez donné trois ans. Et après ?

Après, nous avons racheté l’ISFEC de Thionville, en 2016, en appliquant les mêmes recettes. Là encore, nous avons gardé la directrice en place qui connaissait parfaitement l’environnement, d’autant plus que l’école avait une orientation très coiffure.

Vous semblez avoir accéléré les choses en 2017, non ?

C’est vrai. Nous avons racheté en janvier l’Ecole Françoise Morice, qui fêtait ses soixante-dix ans d’existence. C’est une école avec, là aussi, un fondement pédagogique très fort, très compatible avec les écoles que nous avions déjà et qui affichait la même volonté de s’adapter aux changements du marché.

Et vous venez de concrétiser le rachat de l’Ecole des Spas et Instituts…

Oui, après de très longues fiançailles, puisque nous avons commencé nos discussions il y a déjà deux ans. J’ai découvert l’esprit pionnier de Sandra Kennou et sa volonté de créer un vrai cadre juridique autour des professions du spa. L’existence du diplôme de technicien operateur de spa qu’elle a réussi à faire certifier a été également un argument.

De même, son programme de 1 200 heures de cours, là où la plupart des écoles ne proposent que 500 à 600 heures. Il se trouve que je suis également convaincu de l’avenir de ces professions. Nous nous orientons vers une société où chacun devra prendre son destin en mains, où tout se jouera sur la prévention. Cela devrait stimuler la création de nouveaux métiers.

Dans la mesure où cette école sera plus particulièrement destinée aux métiers du spa, nous en avons changé l’appellation : elle s’appellera désormais l’Ecole internationale du spa. La direction reste en place et nous envisageons de renforcer encore le programme pédagogique. C’est d’ailleurs notre politique : garder les dirigeants en place et leur permettre de développer leur école. Et cela fonctionne, car les équipes des différentes écoles échangent entre elles et s’inspirent mutuellement. 

Vous semblez vous préoccuper particulièrement des personnes en reconversion ?

Nous nous préoccupons de tous nos élèves. Mais il est vrai que nous avons une part importante de personnes qui sont en reconversion professionnelle. Or, changer de vie, c’est grisant, mais aussi angoissant.  Comme elles ont pour la plupart l’intention de créer leur propre affaire, nous leur apprenons des choses qui ne leur sont pas forcément familières, comme parler à un banquier, signer un bail commercial, à quoi sert exactement un expert-comptable.

D’autres acquisitions en vue ? Des implantations à l’étranger ?

Nous avons encore quelques projets en réserve, mais je vous l’ai dit, nous avançons à notre rythme. Quant à l’étranger, c’est un peu prématuré, mais l’école Françoise Morice possède déjà deux établissements au Japon et en Serbie, et nous recevons à Paris régulièrement des élèves de ces deux pays.  

Propos recueillis par Siska von Saxenburg

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