LOGO PBE RVB WEB
Le premier site
d'information
de l'industrie
du bien-être

 
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Réforme de l’ostéopathie : « on aurait préféré une universitarisation de la profession »

26/05/2013 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail
THIBAULT-DUBOIS-650X217


En avril, le ministère de la santé a annoncé la formation de groupes de travail pour revoir la réglementation de l'ostéopathie. Un calendrier serré de neuf mois, dont la première réunion est prévue le 3 juin. La fin du statu quo depuis les décrets de 2007 ? Le point avec Thibault Dubois, porte-parole du Syndicat français des ostéopathes (Sfdo), membre d'un collectif, l'Unité pour l'ostéopathie (Upo), qui rassemble près de 4 000 ostéopathes.

Profession Bien-être : Le gouvernement s'est donné neuf mois pour réformer la formation des ostéopathes. Ce délai vous paraît-il suffisant ?

Thibault Dubois : Vu l'urgence des problèmes, ce délai me paraît satisfaisant. Le ministère de la santé en est conscient. Il nous a précisé que c'était un calendrier accéléré compte tenu de la situation, qui devient préoccupante. Il y a désormais 20 000 ostéopathes en France et ce chiffre a doublé depuis 2009... Entre-temps, le mandat de la Commission nationale d'agrément, échu en juin 2012, n'a pas été renouvelé. D'où le paradoxe actuel : la démographie explose dans un contexte où l'Administration délivre des agréments à des écoles sans avoir les moyens de contrôler la qualité de leur enseignement.

Malgré l'absence de cette commission, de nouvelles écoles ont-elles été agréées ?

Oui. Depuis l'été 2012, il y a eu cinq nouveaux agréments, ce qui a porté le nombre total d'établissements pouvant délivrer le titre d'ostéopathe de 69 à 74, et cinq autres agréments ont été prorogés. Ces agréments ont été délivrés sans l'avis de la Commission. Pourtant, bien que consultatif, cet avis reste une condition réglementaire à leur délivrance...

Des groupes de travail ont été annoncés en avril par le ministère de la santé. Avez-vous déjà reçu le calendrier ?

Il y aura trois groupes. Deux vont travailler sur un référentiel « activités, compétences, formations », et un autre qui se penchera sur les critères d'agrément. Ces groupes seront composés de huit ostéopathes professionnels de santé et de huit ostéopathes exclusifs. On sait déjà que les travaux débuteront par la partie « métier » jusqu'au mois de septembre.

En avril, le ministère de la santé a indiqué qu'il ne souhaitait pas créer de grade « master », ni imposer un conventionnement entre établissements de formation à l'ostéopathie et les universités. Vous le regrettez ?

On aurait préféré une universitarisation de la profession, et donc pouvoir rendre compatible notre diplôme avec des études universitaires. Mais ce genre de processus ne se construit pas en neuf mois. C'est un objectif que l'on peut envisager à plus long terme. Le point positif, en revanche, c'est la volonté des pouvoirs publics d'élever le niveau de formation. On passe de 2 440 heures à un bac +5. C'est une bonne avancée.

L'organisation mondiale de la santé (OMS) recommande pour l'ostéopathie une formation d'un minimum de 4 465 heures, dont 1 000 heures de pratique clinique encadrée. Où vous situez-vous ?

Toutes les organisations socio-professionnelles d'ostéopathes exclusifs s'alignent sur les recommandations de l'OMS. Actuellement, les bonnes écoles sont celles qui les appliquent. Le seul moyen objectif qui nous permet de les repérer, c'est l'inscription de leur diplôme au répertoire national de certification professionnelle. Actuellement, onze écoles ont fait cette démarche.

Des syndicats de médecins dénoncent la présence de plus en plus fréquente d'ostéopathes exclusifs dans des cabinets médicaux, des cliniques et des hôpitaux. Il y a une confusion des genres entre ostéopathes exclusifs, kiné-ostéopathes et médecins-ostéopathes ?

La confusion des genres vient du partage du titre d'ostéopathe (ndlr, l'ostéopathie n'est pas reconnue en tant que profession). Cela favorise une qualité très hétérogène de l'enseignement. Comme chez les ostéopathes exclusifs, il existe aussi des professionnels de santé mal formés. Le problème, c'est qu'il y a différentes manières d'accéder au titre selon sa profession initiale. C'est pourquoi nous revendiquons une homogénéisation de son accès, de façon à ce que les patients ne soient pas déroutés.

Le partage du titre fait-il partie des points que les groupes de travail vont aborder ?

Non, ce n'est pas à l'ordre du jour. Mais nous travaillerons avec les professions de santé sur les différentes thématiques.

Les ostéopathes ont-ils leur place dans le champ de la santé ?

Clairement, oui. Je rappelle que les décrets de 2007 parlent bien de « patients ». Par ailleurs, les plus gros financeurs de l'ostéopathie, ce sont les mutuelles et les assurances complémentaires. Nous intervenons donc bien dans le champ de la santé.

Propos recueillis par Georges Margossian.

LES DERNIERS ARTICLES DE LA RUBRIQUE

ABONNEMENT PBE 112014

partenaires formation

INSCRIPTIONTION NEWSLETTER

FORMATIONS

Qui sommes-nous ? | La rédaction | Mentions légales | Copyright | Nous contacter | Abonnement |Annonceurs | CGU | Plan du site

Copyright © 2004-2018  Profession bien-être. Tous droits réservés.