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Suisse : «discrimination masculine» au sein d’une école d’esthétique ?

25/11/2015 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail

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Un jeune homme en école d’esthétique ? C’est encore rare, mais le phénomène commence à bousculer les habitudes de cette profession largement féminisée. En témoigne l’écho médiatique créé autour de l’histoire de Benjamin, à Lausanne, dont la candidature a été rejetée.   

Il aurait pu continuer son métier de vendeur, mais, à 21 ans, Benjamin a voulu se reconvertir dans l’esthétique et réaliser son rêve d’adolescent. Il décide de s’inscrire à l’Ecole professionnelle d’esthéticienne, de massage et d’onglerie de Lausanne. La réponse n’a pas tardé : son dossier est refusé.

Le jeune lausannois aurait pu s’arrêter là et chercher un autre établissement, mais il trouve la décision injuste et le fait savoir. «On m’a dit que les jeunes femmes ne seraient pas à l’aise en ma présence. Ma demande a donc été refusée uniquement parce que je suis un homme.», raconte Benjamin, dépité, à un journaliste du quotidien suisse 24 heures.

De son côté, la responsable de l’école, Zohira Mokhtari, justifie sa décision par le fait que la mixité pourrait poser des problèmes dans certains cours. «Mes étudiantes se gênent déjà entre elles lors des exercices pratiques, notamment l’épilation du bikini ou les massages du buste. C’est pourquoi les hommes ne sont pas acceptés dans mon école.», explique la directrice.

Une décision légale sur le plan juridique

Sur le plan légal, l’établissement n’a rien à se reprocher. Il est sous statut privé, et donc libre de fixer ses propres critères de recrutement. Mais visiblement, l’affaire dérange. La cheffe du Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes «se dit très intéressée par ce cas», rapporte le journal suisse. Quant à l’Association suisse des esthéticiennes propriétaires d’instituts de beauté (ASEPIB), elle préfère jouer sur du velours : «Ne pas offrir de formation mixte peut être compréhensible, mais pas le fait de refuser à un homme l’accès à la formation». Benjamin, lui, retentera sa chance l’an prochain.

 

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