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Un centre esthétique pionnier pour les victimes de brûlures graves

19/09/2017 | Métiers de la beauté | Aude Ferbos E-mail

LAURENT GAUDENS

Début 2018, Laurent Gaudens ouvrira à Paris un institut de beauté pilote qui accueillera les personnes victimes de brûlures ou de maladies invalidantes. Objectif : proposer des soins adaptés, sur mesure, en sortant des circuits balisés par la socio-esthétique.

A 4 ans, la vie de Laurent Gaudens bascule. A cause d’un barbecue familial, il est brûlé à 60%. Depuis, il a subi une centaine d’opérations de reconstruction et quelque 150 anesthésies générales. Malgré ce grave accident de parcours, il «poursuit une scolarité normale» et des études dans le secteur de l’informatique. Aujourd’hui, à 48 ans, il est à la tête de sa société parisienne de marketing digital.

Mais le passé n’est jamais loin. Alors, à l’appel du docteur Françoise Firmin (1), ce médecin qui l’a «reconstruit morceau de peau après morceau de peau», il décide d’aider les autres qui, comme lui, ont traversé les mêmes épreuves. «J’ai découvert un véritable monde parallèle. Il y a 400 000 nouveaux brûlés en France chaque année, dont 10 000 grands brûlés. Des hommes et des femmes que l’on ne voit pas, dont ne parle pas, qui sont totalement isolés et sortent camouflés », raconte l’entrepreneur qui, en 2015, lance une association, «Burns and Smiles» (Brûlures et Sourires).  

Des soins de proximité accessibles en ville

Sa démarche d’aide à la resocialisation repose sur trois piliers : la sortie de l’isolement via une communauté Facebook et des événements, la reconstruction de l’estime de soi grâce à l’aide de la socio-esthétique et le retour à l’emploi. «Certains n’ont plus de revenus, surtout ceux qui présentent des cicatrices sur les parties sociales du corps. Leur seul statut d’adulte handicapé leur assure quelque 800 euros mensuels, ce qui ne leur permet pas d’avoir accès aux soins considérés comme esthétiques», explique Laurent Gaudens.

Son idée est donc de développer une autre approche du soin en créant un institut spécialisé. «Les services des socio-esthéticiennes sont accessibles en centre hospitalier, social ou pénitentiaire. Au contraire, j’estime que la reconstruction de l’estime de soi a droit à un service de proximité, accessible en ville». Un concept original, qui veut aussi se différencier d’instituts trop «connotés».

«Il ne faut pas que le lieu rappelle la maladie. Je veux en faire un institut comme les autres. La seule différence, c’est la qualification du personnel : les salariés connaîtront les différentes pathologies ou handicaps, et sauront les prendre en charge au niveau de l’écoute, de l’accueil et du toucher», prévoit-il. L’institut ne sera pas destiné seulement aux brûlés mais accueillera aussi des personnes présentant d’autres handicaps ou maladies invalidantes. Pour chaque pathologie, un protocole de soins spécifique sera écrit.

Un réseau de franchise en projet

«La socio-esthéticienne devra être capable d’analyser où en est le client dans sa chimiothérapie, pour vérifier la compatibilité des soins ou si elle peut épiler quelqu’un ayant subi une greffe et avec quelle cire. Elle doit aussi savoir masser un moignon…», ajoute Laurent Gaudens. Pour cette mission, qui n’est pas la moins délicate, il s’est entouré de professionnels reconnus, à l’instar de Carine Larchet, qui anime des ateliers de maquillage correcteur aux Thermes de La Roche-Posay.

Des partenariats ont aussi été noués avec l’école de socio-esthétique Paris Beauty Academy, pour la partie formation, et avec les associations de socio-esthéticiennes et L’Oréal, pour la recherche de cosmétiques adaptés. La carte des soins proposée sera assez proche de celle d’un institut traditionnel : épilation, soins du corps, du visage, modelage, maquillage, coiffure, avec, en plus, une offre en prothèse capillaire, dermopigmentation, voire du conseil et image. A terme, des ateliers de sophrologie, de yoga ou réflexologie seront également associés.

L’institut, dont le nom n’a pas été divulgué, pourrait ouvrir début 2018. Il devrait ensuite être lancé en mode franchise dans la plupart des grandes villes. Pour l’heure, 300 000 euros sont nécessaires pour lancer l’activité. Distingué par la Fabrique Aviva, l’opération de mécénat organisée par l’assureur, le projet a déjà obtenu un prix de 50 000 euros et un spot publicitaire sur BFMTV. Une campagne de crowfunding sera bientôt lancée. Mais si l’affaire s’inscrit dans une démarche commerciale, elle conservera son ADN solidaire : une partie du chiffre d’affaires financera des soins pour les plus démunis.

(1) Le docteur Françoise Firmin est mondialement connue pour son travail sur la reconstruction du pavillon auriculaire.

 

 

 

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