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Worldskills 2015 : une championne française d’esthétique au Brésil

3/08/2015 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail


01-valerie-germaniDu 11 au 16 août, 45 jeunes vont concourir sous les couleurs de la France à la WorldSkills Competition de São Paulo, au Brésil, qui rassemble 62 pays. Experte technique et professeur à l’école Peyrefitte, Valérie Germani a coaché pendant six mois Marion Gilhemjouan, la candidate française pour les soins esthétiques. Elle a accepté de nous dévoiler les coulisses de sa préparation.

Profession bien-être : Quel a été votre rôle dans la préparation de Marion ?

Valérie Germani : Mon but était de faire en sorte qu’elle acquiert un niveau international sur le plan technique. Il fallait mettre la barre toujours plus haute et tester ses capacités d’adaptation pour la préparer le jour J à réagir à d’éventuels imprévus. Je lui fixais donc des objectifs plus difficiles que ceux de l’épreuve en essayant de la faire sortir de sa zone de confort…

Le contenu des épreuves, vous le connaissiez déjà ?

Comme tout est imposé, on reçoit les sujets à l’avance. Il y aura une épreuve de 3h30, où elle aura un soin visage et un soin corps à réaliser, avec nettoyage, gommage, enveloppement et massage, une beauté des pieds et une beauté des mains, avec un gommage, un masque, un modelage et une pose de vernis, ainsi que des épreuves portant sur le maquillage et les ongles. Toutes dureront au moins 3 heures, à l’exception du massage Lomi Lomi, qui se déroulera pendant 1h30.

Sur quoi avez-vous mis l’accent pendant la préparation ?

La vraie difficulté, c’est de parvenir à terminer dans les temps. Le challenge, c’était donc de pouvoir gratter des minutes pour ne pas déborder, sachant que l'installation et le rangement  font aussi partie de l'épreuve.

Qu’est-ce qui change par rapport aux cours que vous donnez habituellement ?

On n’est pas dans un examen, mais dans un concours, et c’est une différence essentielle. Ce que fait Marion sur le plan technique est très bien, elle passerait sans problème n’importe quel examen, mais, ici, ce n’est pas suffisant : il faut qu’elle soit la meilleure des meilleures… L’exigence est multipliée par cent ! On vise toujours la perfection, jusqu’au moindre détail. Il y a 25 autres candidats, donc, si on veut finir sur le podium, il ne faut rien laisser passer.

Quand on est déjà titulaire d’un bac pro et d’un BTS d’esthétique, cela ne doit pas être tous les jours facile de se remettre sans cesse en question ?

En effet ! Et c’est toute la difficulté de ce genre de préparation. Il y a eu une période un peu difficile pour elle, quand on a fait un premier bilan. Pour avancer, il faut dire les choses telles qu’elles sont et ça ne fait pas forcément plaisir à l’ego ! Mais elle sait encaisser et aller de l’avant. A quelques jours du concours, elle s’entraîne encore…

Six mois de travail non stop ?

Non, bien sûr. Elle s’est accordé des périodes de repos. S’entraîner dix heures par jour sur la technique, sept jours sur sept, personne ne tiendrait ! Faire des soins esthétiques, c’est un travail très physique. Et puis, l’entraînement passe aussi par un travail moins fatigant, comme la préparation du matériel ou l’écriture de ses protocoles.

Craignez-vous certaines candidates ?

Marion devra affronter 24 concurrentes et, parmi elles, il y en aura beaucoup de dangereuses. Je pense notamment à la candidate britannique. La concurrence sera d’autant plus très sévère qu’un podium se joue à 0,5 point près !

Que peut lui apporter une telle préparation, tournée vers la compétition et l’excellence, dans sa future carrière professionnelle ?

Entre son BTS et le niveau exigé au concours, elle est montée indiscutablement en compétences. Il faut savoir qu’elle ne fait que ça depuis six mois. Cette préparation, on le voit, lui a donné de la rigueur, de l’assurance et de la maturité. Pour réussir et tenir jusqu’au bout, il faut avoir aussi une solide volonté. Au niveau professionnel, cela ne peut qu’avoir des effets positifs.

Conseilleriez-vous à toutes vos élèves de se présenter à ces Olympiades internationales ?

Non, parce qu’elles n’ont pas toutes le profil «concours». Pour réussir, il faut avoir à la fois des compétences suffisantes et le mental qui va avec ! Vous savez, c’est ma troisième participation à ce concours. Chaque fois, je découvre des jeunes qui ont la passion de leur métier, et ça fait du bien !

Propos recueillis par Georges Margossian.

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LE PROGRAMME DE LA COMPETITION

Samedi 8 août à 17h10 :
arrivée de l’Équipe de France des Métiers à São Paulo.

Mardi 11 août à partir de 19h :
cérémonie d’ouverture au Gymnase Ibirapuera.

Mercredi 12 août de 10h à 17h :
jour 1 de compétition.

Jeudi 13 août de 9h à 17h :
jour 2 de compétition.

Vendredi 14 août de 9h à 17h :
jour 3 de compétition.

Samedi 15 août de 9h à 17h :
jour 4 de compétition.

Dimanche 16 août à partir de 17h :
cérémonie de clôture avec annonce des résultats au Gymnase Ibirapuera.

Mardi 18 août à 8h :
arrivée de l’équipe de France des métiers à Paris.

 

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