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Métiers de la forme : du fitness à la prévention santé

25/04/2011 | Métiers de la forme | Georges Margossian E-mail

Aux spécialistes de la forme, la lourde tâche de remodeler, affiner, raffermir et tonifier, les corps minés par la sédentarité et le stress. Exit le bodybuilding, les concours de musculatures asséchées et les longues heures passées sur les tapis de course ! Les salles de musculation ne sont plus prises d’assaut, comme il y a vingt ans, où il fallait soulever de la fonte, comme on dit, pour être beau.

L’endurance se travaille en douceur, casque sur les oreilles, l’œil rivé sur un écran de télévision intégré à un appareil entièrement automatisé, qui diffuse, au choix, des programmes de chaînes câblées… Au besoin, un « personal trainer » viendra corriger une mauvaise position, une articulation trop vivement sollicitée, avant de préconiser une saine alimentation. Les cours collectifs sont réglés, comme dans une chorégraphie, au millimètre près. Pas question, pour l’animateur, de s’en écarter !

Des experts ont déjà tout prévu. Et dans trois mois, il faudra apprendre de nouveaux exercices. Car le public finit toujours par s’ennuyer.  C’est la règle, dans les clubs de remise en forme. La tête a aussi besoin de courir.

Métiers de la forme : vers un changement de mentalité

Un scénario futuriste ? Pas vraiment. Un quart des Français pratique des activités de fitness, de musculation ou de gymnastique d’entretien. Plutôt jeunes et en majorité des femmes, les nouveaux pratiquants affirment que la santé est leur première préoccupation, loin devant le plaisir de faire du sport, d’après un sondage IPSOS Opinion/Groupe 76 réalisé en février 2005.

Mieux, l’époque est à la relaxation, pas aux contraintes. Ce changement de mentalité impose néanmoins aux professionnels un effort constant de renouvellement. Pour ne pas lasser une clientèle zappeuse. Et si les appareils utilisés deviennent toujours plus sophistiqués, tels le vibrant Power Plate ou l’oscillante plate-forme Sismo, de nouvelles disciplines font aussi leur entrée dans le petit monde du fitness, comme le Body Balance, qui utilise des références propres au taï chi chuan, yoga, pilates et stretching, ou le Core Training, qui repose sur un entraînement de la sangle abdominale et la notion d’équilibre...

En fitness, tout peut se recycler. A elle seule, par exemple, l’enseigne Club Med Gym, qui possède un réseau de vingt-deux clubs, propose jusqu’à cinquante activités différentes. Ce phénomène permet de toucher un public plus varié. La remise en forme « soft » est à la mode. Les « non-sportifs », comme on les appelle, viennent y chercher des recettes contre le stress. Les femmes s’y rendent après un accouchement ou pour perdre quelques kilos superflus. Les seniors y voient un moyen de ralentir les effets du vieillissement sur le corps, avec l’idée que, plus on est actif, moins on vieillit !

Aux activités dites classiques, constituées notamment d’un espace cardio-training et de cours collectifs, viennent désormais s’ajouter un sauna, un hammam, de la diététique, des gymnastiques douces, des massages et des soins beauté. Puis, cerise sur le gâteau, les services personnalisés, qui séduiraient au moins 30% des clients des clubs de fitness. Le coach, autrefois destiné à des sportifs de haut niveau, offre désormais son savoir-faire au débutant, en le préparant physiquement à « mieux affronter » certains événements professionnels ou en l’accompagnant vers un mode de vie plus sain.

Fitness : de fortes capacités relationnelles sont nécessaires

En évoluant, le métier ne s’inscrit donc plus dans un cadre purement sportif. D’ailleurs, plus des trois quarts des responsables de structures ont eu des expériences professionnelles dans d’autres domaines que celui de la forme (loisirs, enseignement, commerce, kinésithérapie, architecture...).

Au-delà des compétences techniques dûment validées par un diplôme, les nouveaux profils du fitness exigent des capacités relationnelles, car les cours collectifs ont pris une place essentielle dans les programmes. Il faut savoir les animer et les rendre attractifs. Certains employeurs parlent même de « théâtralisation » des cours. 

« Comme des artistes, les professeurs, qui sont devenus de véritables animateurs, doivent être de bons acteurs de leurs textes et transmettre leur passion », résume Alain Barasz, qui dirige les salles Vit’Halles. Mais il ne s’agit plus seulement, pour un moniteur, d’animer un cours collectif ou de montrer quelques exercices physiques. Le public a aussi changé. Il faut le rassurer, l’accompagner et le guider, en s’adaptant à ses aspirations : perte de poids, arrêt du tabac, relaxation, désédentarisation…

L’écoute et le dialogue feront donc de plus en plus partie des qualités indispensables à un spécialiste de la forme. Enfin, un peu de savoir-faire commercial ne sera jamais superflu, car, de l’avis des professionnels du secteur marchand, il se fait plutôt rare aujourd’hui. En revanche, quand on souhaite diriger un club au cours de sa carrière, des connaissances en gestion et en management s’avèrent indispensables. 

 

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