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Manifestation des MOF : « Seul le ministre peut trouver des solutions »

18/04/2018 | METIERS | Siska von Saxenburg E-mail

MANIF MOF 1

 Le 17 avril 2018, devant le Palais Bourbon, à Paris, le député Richard Ramos entre Catherine Roland et Christian Janier. (photo Grégory Goddard)

Les artisans ont défilé mardi devant l’Assemblée nationale. Ils protestaient contre «un nivellement des épreuves par le bas». Entretien avec Catherine Roland, à l’origine du groupe Facebook «Les 100 MOF en colère», présidente pour la région Ile-de-France de la Société nationale des meilleurs ouvriers de France.

Profession bien-être : Comment s’est passée la manifestation ?  

Catherine Roland : Très bien ! Nous avons voulu cette manifestation pour nous faire entendre. Il faut comprendre ce que le petit liseré tricolore que nous portons avec fierté nous a coûté en efforts, en temps, en angoisses, pour comprendre à quel point nous y tenons. C’est le symbole de l’excellence de l’artisanat à la française. Pour ma part, je l’ai obtenu en esthétique il y a 25 ans et j’ai tout fait pour y être fidèle. C’est notre cas à tous, il faut en tenir compte.

Qu’attendez-vous de cette mobilisation ?

Notre combat n’est pas le retour à un compagnonnage ou à un corporatisme, comme on le prétend, mais simplement le désir de conserver le niveau que ce concours a connu depuis 1924. Et ce n’est pas en parachutant dans le jury des professionnels qui n’ont jamais eu à juger l’excellence, que cela va pouvoir se faire ! La présence du député Ramos à nos côtés nous a réconfortés. Une petite déception, toutefois : en raison de la visite du premier ministre canadien, il n’a pas pu poser la question qu’il avait voulu poser à l’Assemblée. Il a dû attendre le lendemain.

Jean-François Girardin, le président de la Société nationale des meilleurs ouvriers de France, a été reçu mardi par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Quelle réponse lui a-t-on donné ?

Jean-Michel Blanquer l’a reçu, c’est vrai, et cela semble s’être bien passé, dans un climat d’écoute et de réciprocité. Le ministre lui aurait assuré apporter des réponses rapides dans l’organisation du concours. Mais il n’a pas donné ni dates ni précisions. Le problème, c’est que, si le concours existe depuis 1924, il délivre depuis 2001 un diplôme de niveau 3, soit un équivalent de Bac+2, BTS ou DUT, et il est donc soumis aux règles de l’Education nationale. Or, celle-ci a confié une délégation pour l’organisation du concours au Comité d’organisation des expositions du travail, le COET. Suite à notre conflit avec ce comité, seul le ministre peut trouver des solutions.

Comment voyez-vous la suite ?

Pour le moment, nous ne pouvons préjuger de rien et seulement attendre les mesures que va prendre Jean-Michel Blanquer. Seulement, les délais se resserrent de plus en plus. Les épreuves ont déjà commencé en 2016 et les finales sont prévues pour la fin de l’année. Mais nous ne lâcherons pas. Ce serait remettre en question notre engagement et la valeur de notre titre.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

 

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