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Ostéopathie : les écoles enfin mieux encadrées

16/09/2014 | Métiers du toucher | Georges Margossian E-mail

OSTEOPATHIE 54

Après de nombreuses concertations avec les professionnels, le ministère de la santé a publié dimanche un décret très attendu qui fixe de nouvelles conditions d’agrément des établissements de formation : 24 critères sont désormais exigibles.

Un rapport de rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), en 2012, et une enquête menée par le Registre des ostéopathes de France, un an plus tard, dénonçaient un nombre trop élevé d’ostéopathes (près de 20 000, un record mondial) et une trop grande disparité dans la qualité des formations proposées par des écoles pourtant agréées par l’Etat. Au final, près de 3 000 nouveaux diplômés viennent chaque année gonfler un marché déjà très encombré.
 
Pour obtenir l’autorisation de délivrer le titre d’ostéopathe, pas moins de 24 critères seront désormais nécessaires, parmi lesquels :
- l’enregistrement au rectorat compétent sous le statut d’établissement d’enseignement supérieur privé ;
- l’organisation d’une gouvernance précise (conseil scientifique, conseil pédagogique, conseil de discipline et commission de validation des unités de formation et de compétences professionnelles) ;
- des locaux dédiés exclusivement à la formation, conformes à la réglementation applicable ;
- un directeur d’établissement habilité à user du titre d’ostéopathe et justifiant d’un titre universitaire de niveau I en management ou d’au moins cinq ans d’expérience en management ;
- les formateurs doivent être des ostéopathes justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans, des auxiliaires médicaux ou titulaires d’un titre universitaire de niveau I dans les domaines de la pédagogie, de la santé, des sciences ou de la matière enseignée ;
- les formateurs doivent être au nombre d’un équivalent temps-plein par tranche de 25 étudiants, un coordinateur pédagogique par promotion assurant des missions transversales.
- une formation pratique clinique qui doit se dérouler pour au moins deux tiers au sein de la clinique de l’établissement avec un minimum de 150 consultations complètes et validées par étudiant ;
- une enquête d’insertion professionnelle publiée à 18 et 30 mois après l’obtention du diplôme.
 
« Le décret publié hier offre des perspectives très nettes d’amélioration de la qualité des formations en ostéopathie », s’est félicité le syndicat français des ostéopathes (SFDO), qui ajoute, dans un communiqué, que la publication du référentiel de formation « constituera la prochaine étape de ce processus applicable pour la rentrée 2015 ».
 
De son côté, l’Union fédérale des ostéopathes de France (UFOF) croit savoir qu’un arrêté complémentaire devrait être publié rapidement. Un décret sur la formation sur cinq années, « finalisé le 9 octobre », est aussi attendu dans les semaines suivantes, selon l’organisation professionnelle.
 
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