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Chronique. Petit détour par les actifs d’un bilan comptable

19/02/2018 | REGARD D'EXPERT | Philippe Coulibaly E-mail

ACTIF COMPTABLE

 

Dans un bilan comptable, on trouve des actifs circulant et immobilisé, des immobilisations corporelles et incorporelles… A quoi correspondent-ils ? Pour ce deuxième volet consacré au pilotage de l’entreprise, Philippe Coulibaly revient sur la notion d’actif.

J’ai abordé antérieurement les notions de KPI (en anglais : Key Performance Indicator) - corollaire de la notion d’ICP (en français : Indicateur Clé de Performance) -, c’est-à-dire des indicateurs mesurables d’aide à la décision. Ces informations nécessaires au pilotage de l’activité économique de l’entreprise, quelle que soit sa taille, se reflètent dans la notion de bilan avec ses deux pôles : l’actif et le passif. Cette chronique traitera de manière simplifiée de la notion d’actif.

En comptabilité générale, l’actif est défini comme la totalité des biens patrimoniaux d’une entreprise : bâtiments, bureaux, fonds de commerce, créances, brevets protégés, parc automobile, parc informatique, nom déposé de l’entreprise, etc. Comme vous le voyez, à travers ces exemples, la catégorie des actifs est très hétérogène.

Cependant, ces biens ont tous en commun une capacité à être échangés ou transformés en argent. Déterminer la valeur financière d’une entreprise, c’est soustraire ce qu’elle doit de ce qu’elle possède, d’où la nécessité d’une évaluation de ses «richesses» représentées par ses actifs. Dans le cadre d’un bilan, l’approche quantitative entre actifs et passif reflètera clairement sa santé financière, et donc sa valeur.

En présentation, conventionnellement, l’actif se situe dans la colonne de gauche d’un bilan. Dans les ressources de l’entreprise détaillées au compte de l’actif, il y a deux éléments distincts et clairement séparés, bien qu’appartenant à la famille des actifs :

L’actif immobilisé et l’actif circulant 

L’actif immobilisé :

« Les immobilisations sont des éléments destinés à servir de manière durable à l’activité de l’entreprise » (définition du Lefebvre). En comptabilité générale, l’actif immobilisé est constitué des biens durables, réutilisables, dont l’entreprise est propriétaire. Ils sont indispensables au maintien de son activité : immobilisations incorporelles, corporelles et financières.

Les immobilisations incorporelles comprennent les biens immatériels dont la valeur repose sur un droit juridique. Par exemple, un droit au bail, des brevets protégés, des marques protégées, des logiciels, des frais de R&D (recherche et développement), etc.

Les immobilisations corporelles comportent les biens physiques tels que des bâtiments, des terrains, des machines de production et des équipements, des véhicules achetés, du matériel pour délivrer des soins, etc. Ces investissements matériels ont différents buts : création de la structure de production ou de services, de moyens de production, remplacement de matériel usagé, augmentation de la capacité de production, augmentation du confort des prestations, etc.

Les immobilisations financières sont constituées par des investissements financiers à long terme dans d’autres entreprises ou de prêts à des tiers.

L’actif circulant

Il regroupe les éléments qui ne restent pas durablement dans l’entreprise ou qui sont transformés. Par exemple, des marchandises ou produits finis transformés en créances, lorsqu’ils sont vendus. La chaîne de transformation qui précède la création d’une table de massage en est une bonne illustration, puisqu’on y trouve de l’acier, du plastique ou du cuir, du bois, des systèmes de chauffage, des circuits électriques, etc.

Tous ces éléments ont nécessité la transformation de matières premières en fonction de leur destination dans la table (structure, tableau de bord, ordinateur de bord, moteurs, système de chauffage, système de réglage divers et varié, système acoustique, etc. …). Ainsi, dans cet exemple, de manière simplifiée, jusqu’à ce qu’un revendeur de matériel puisse régler son fournisseur, il a une créance envers ce dernier.

De la même manière, lorsque la table sera vendue par le revendeur à une esthéticienne, celle-ci aura, à son tour, une créance envers son fournisseur, qui pourra lui octroyer un délai de paiement de 30, 60 ou 90 jours, avant règlement et transformation de cette créance en liquidité ! C’est l’exemple classique d’un actif circulant, c’est-à-dire la transformation d’une créance en liquidité lors du règlement de l’esthéticienne au revendeur et du revendeur au fabricant.

Une question qui revient souvent en exploitation est la suivante : est-ce que le stock est une immobilisation ? Pour répondre à cette question, il faut faire référence à deux critères fondamentaux.

Un stock est constitué de produits destinés à être vendus (produits finis ou marchandises telles que produits cosmétiques, parfums, eau de toilette, vernis, maquillage, etc.) ou à être utilisés dans le processus de production (matières premières), alors que la vocation d’une immobilisation est d’être utilisée dans l’activité courante de l’entreprise.

Je vous donne rendez-vous pour ma prochaine chronique qui portera sur la notion de passif du bilan.

 

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Spécialiste du bien-être dans l'hôtellerie de luxe, Philippe Coulibaly a dirigé pendant dix-huit ans le Ritz Health Club, à Paris, après avoir été directeur d'exploitation des Thermes Marins de Saint Malo.

 

 

 

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