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Christian Nicolaÿ : « Le sport santé est devenu un secteur porteur »

19/09/2018 | Salons & Events | Aude Ferbos E-mail

CHRISTIAN NICOLAY

 

Marche, vélo, natation, footing… L’activité physique, prescrite sur ordonnance pour les malades chroniques, dispose d’un événement acquis à sa cause : le salon Sport Santé Bien-être, qui se tiendra les 5 et 6 octobre à l’Espace Champerret, à Paris. Entretien avec son directeur, Christian Nicolaÿ. 

Profession bien-être : Sur quelle idée a été conçue ce salon, qui en est à sa deuxième édition ?

Christian Nicolaÿ :Aujourd’hui, la moitié des Français pratiquent une activité physique ou sportive régulière, mais ce chiffre n’a pas évolué depuis les cinq dernières années. Or, tout le monde devrait pratiquer une activité au quotidien, car cela permettrait de prévenir 20 % à 30% des maladies. Même en cas de problématique lourde, par exemple, le maintien d’une activité physique chez les patients atteints de sclérose en plaque permettrait de retarder l’échéance du fauteuil roulant. Bouger dès l’enfance permet aussi d’éviter le surpoids, qui touche 17% de la population, la pression artérielle, la glycémie et l’excès de cholestérol. Bref, l’activité physique est devenue un enjeu de santé publique. 

D’où la vocation de votre salon ? 

Oui, parce que, pour l’instant, les moyens mis en place ne suivent pas sur le terrain. Les collectivités locales devraient pouvoir proposer des activités physiques simples aux jeunes, aux seniors actifs, à moindre coût. Il faut rénover les infrastructures, trouver des moyens, quitte à aller chercher des partenaires financiers, prendre en charge les licences. L’activité physique doit être accessible à tous.

Comment comptez-vous sensibiliser le public au « sport santé » ? 

Derrière ce salon, il y a aussi l’idée que chacun doit être acteur et responsable de son capital santé. Chacun doit s’informer. En face, il y a des acteurs, collectivités locales, professionnels de santé ou de sport, pour orienter vers les bonnes pratiques. Une fois informé, chacun peut aussi faire profiter de ses informations son entourage, collègues, amis et enfants. Mais n’oublions pas aussi la dimension plaisir, sachant que le «fitness» a de plus en plus une connotation négative. A l’opposé, le sport santé est moins contraignant, avec des activités comme la marche, le vélo, la natation ou la course à pied. 

Quel type de public attendez-vous ? 

Ce salon s’adresse au grand public mais aussi aux professionnels de santé, fédérations, associations, ainsi qu’aux médecins et mutuelles qui se sentent particulièrement concernés avec «la prescription de sport sur ordonnance», entrée en vigueur depuis mars 2017. Reste, pour eux, à savoir comment appliquer concrètement le dispositif, avec quel financement, quel sport conseiller, vers quelle structure adresser leurs patients : un kiné, un ostéopathe, un coach sportif, une association ?  Par ailleurs, les entraîneurs sportifs ou autres professionnels du sport doivent être formés à encadrer une activité physique adaptée, les médecins doivent être informés sur les structures sérieuses. Il faut  aussi faire se rencontrer ceux qui ont besoin de prestations spécialisées, comme les associations de patients, les professionnels de santé, et les prestataires, comme la Cami Sport et Cancer, ou l’Union Sport et Diabète… 

Vous dénoncez un manque de moyens. Pourtant, le sport santé n’est pas un concept tout neuf….

Effectivement. Aujourd’hui, tout le monde veut surfer sur ce secteur, mais il est difficile de trouver un langage commun. Le salon veut contribuer à faire avancer les choses. D’ailleurs, le ministère de la Santé en a fait l’un de ses objectifs, avec les «maisons sport-santé», qui devraient ouvrir à la fin du quinquennat. Il faudrait peut être définir le concept plus précisément : est ce qu’il s’agit d’une activité physique bonne pour la santé, voire destinée aux malades ? Pendant le salon, nous réfléchirons à de nombreuses problématiques au cours des conférences.

Quel est le modèle économique de ce salon ? 

Il y a une quarantaine d’exposants, l’entrée est gratuite pour les visiteurs, les ateliers, aussi. Nous avons des partenaires financiers, comme les laboratoires pharmaceutiques, qui veulent véhiculer les valeurs du sport santé, mais qui ne participent pas au salon. C’est un investissement en termes de communication, car nous estimons que le sport santé est un secteur porteur, en plein développement, dans les entreprises, les collectivités locales, l’hôpital… C’est un vrai marché, avec des besoins, des attentes et un volet formation. 

Propos recueillis par Aude Ferbos. 

 

SALON QPORT SANTE

 

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