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Congrès Vitagora : « Comprendre ce qu’il y a derrière la notion de bien-être »

17/03/2014 | Salons & Events | Georges Margossian E-mail

VALÉRIE VUILLEMOTQue mangerons-nous demain ? Sur le thème de la santé et du plaisir, le congrès « Goût Nutrition Santé », organisé par le pôle de compétitivité Vitagora, se tiendra les 3 et 4 avril au Palais des congrès de Dijon. Un événement atypique qui rassemble depuis neuf ans industriels et scientifiques autour de l’innovation alimentaire. Avec, cette année, la présentation d’une étude Ipsos sur l’évolution des comportements et des attentes des consommateurs en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Entretien avec Valérie Vuillemot, la directrice générale de Vitagora.
 
Profession bien-être : Les rapports entre les industriels de l’agroalimentaire et le monde scientifique sont parfois difficiles.  Avez-vous réussi à « briser la glace » ?
 
Oui. Notre originalité, c’est d’avoir réussi à réunir ces deux univers qui communiquaient peu entre eux. A travers des conférences, des communications orales, des tables rondes, des ateliers et des rendez-vous d'affaires, ce congrès donne l’occasion au monde académique et à l’industrie agroalimentaire d’échanger des idées et, surtout, d’initier des projets communs. C’est un catalyseur. On voit ainsi émerger, grâce à cet événement, de véritables projets d’innovation de rupture.
 
A quel projet pensez-vous, par exemple ?
 
Je pense à ce pain de la coopérative Dijon Céréales qui a été spécialement conçu pour lutter contre la dénutrition des personnes âgées. C’est un vrai succès. Les médecins en sont satisfaits. Il va même être remboursé par la Sécurité sociale. Même sur des thèmes de recherche qui peuvent susciter des tensions de part et d’autre, on voit qu’il est possible de trouver une convergence de points de vue.
 
Depuis 50 ans, le goût des aliments a profondément changé et les Français s’en inquiètent. Est-ce la raison pour laquelle votre congrès a mis en avant cette thématique ?
 
Oui. Auparavant, l’approche de la nutrition était plus fonctionnelle. On vendait des « oméga 3 » ou de la « fibre ». Maintenant, le goût est en train de prendre une place de plus en plus importante dans la demande des consommateurs. C’est pourquoi nous avons commandé une étude prospective à l’institut Ipsos, dont les résultats seront présentés au congrès. Elle porte sur l’évolution des comportements autour de la thématique « plaisir et santé » à l’horizon 2020 et sur trois zones géographiques : l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord. L’idée était aussi de rendre accessible à nos adhérents PME des informations qui étaient réservées jusqu’ici aux grands groupes.
 
La vogue du « bien-être », que l’on décline dans d’autres activités, touche-t-elle aussi l’alimentation ?
 
Bien sûr. On l’intègre aujourd’hui dans une logique de filière, en prenant compte, en aval, les ingrédients, la façon dont on les a cultivés, leur transformation, l’agronomie… L’autre volet, sur lequel les chercheurs travaillent, c’est la notion d’objectivation du bien-être, parce qu’il s’agit d’abord de comprendre ce qu’il y  derrière cette notion et de voir ensuite comment on peut agir sur ses multiples dimensions : émotionnelle, fonctionnelle, spirituelle, etc. Il y a trois ans, un gros projet a été initié à Vitagora sur ce thème.
 
Boom du « light » puis du « sans », street food, slow food, retour au local … Va-t-on vers une hyper segmentation des comportements de consommation dans l’alimentation ?
 
Oui, mais, en même temps, je crois qu’il faut souligner que, si on a eu tendance jusqu’ici à culpabiliser le consommateur, il est aujourd’hui important de le responsabiliser face à l’éventail de choix alimentaires qui s’offrent à lui. A Vitagora, nous insistons sur la formation et la pédagogie. C’est tout l’intérêt d’un projet collaboratif comme celui de l’Open Food System, qui s’inscrit dans la tendance actuelle à la personnalisation et à la responsabilisation.
 
Propos recueillis par Georges Margossian.

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