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« La gestion du stress, c’est le fil conducteur de nos visiteurs »

1/02/2012 | Salons & Events | Georges Margossian E-mail
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INTERVIEW
A l'occasion du salon « Bien-être, médecine douce & thalasso », Joëlle Pietre-Sauviat, sa responsable, fait le point sur l'évolution des attentes de son visitorat.

Proguidespa.com : Entre la santé, la thalasso, les médecines alternatives, le développement personnel, les gymnastiques douces et des pratiques un peu plus confidentielles, comme le magnétisme... quel est le positionnement de votre salon ?

Joëlle Pietre-Sauviat : Une approche naturelle du bien-être. Notre visitorat est à l'écoute de ce qui se passe dans le monde, sensible aux questions écologiques, mais aussi à la recherche d'un mode de vie plus sain, plus équilibré et moins dépendant de l'industrie pharmaceutique. C'est la 29ème édition de ce salon national et, depuis notre création, nous avons été beaucoup copiés un peu partout en France ! C'est le signe, je crois, que la demande est forte aujourd'hui.

Comment évolue-t-elle?

Notre visitorat est en légère progression et de façon constante. Si l'on prend la période 2007-2011, nous sommes passés de 31 000 à 36 000 visiteurs sur cinq jours. Traditionnellement, le salon accueillait un public plutôt féminin, autour de 40 ans, mais il tend à rajeunir et à comporter plus d'hommes. C'est bien le signe que le bien-être est plus qu'un phénomène de mode. Les gens se sentent davantage concernés par les questions de santé et d'environnement.

Leur conception du bien-être est-elle aussi en train de changer ?

Oui. Par exemple, ils ont bien mesuré la notion de lien entre le corps et l'esprit. Ils se montrent très critiques par rapport au système de santé, sans être forcément des militants ! L'actualité les y pousse, comme, en 2011, avec le scandale du Mediator. Ils affirment être plus stressés et souhaitent prendre en main leur santé avec des méthodes holistiques plus douces.

La recherche de solutions naturelles, perçues comme une alternative pour se soigner, n'est donc plus leur seul objectif ?

Non. Leur fil conducteur, c'est la gestion du stress avec une dimension mentale. C'est pour cela que la sophrologie, l'hypnose et la méditation sont des thèmes très présents dans notre édition 2012. Les gens aspirent à changer de vie, mais ce n'est pas facile ! Ils ont besoin d'aide.

En pratiquant aussi de la gymnastique douce, par exemple ?

Oui, mais ce choix évolue aussi. La gymnastique occidentale, comme les méthodes Alexander ou Feldenkrais, est moins recherchée. Les arts martiaux internes, très en vogue il y a cinq ans, ont aussi moins la cote. Aujourd'hui, on assiste à une explosion du yoga, avec cette dimension corps et conscience, qui semble correspondre à l'attente actuelle du public.

Les gens viennent aussi chez vous pour y trouver des repères dans la nébuleuse « bien-être ». Comment faites-vous pour éviter les charlatans ?

Vous avez raison, il y a plein de choses sujettes à polémique dans le bien-être. Et nous ne refusons jamais le débat, comme pour celui que nous organisons sur la médecine quantique. Mais nous voulons aussi être le plus ouvert possible à des méthodes qui n'ont pas encore fait leurs preuves dans les laboratoires pharmaceutiques. A condition, toutefois, qu'elles soient respectueuses des individus et de l'environnement. C'est toute la difficulté. Avant de prendre une décision, nous discutons en interne et nous nous informons. Parfois, il nous arrive de ne pas reprendre des exposants qui ne respectaient pas notre code de conduite. Nous nous réservons aussi le droit de refuser certaines activités, comme les bars à sourire, dont la méthode ne nous a pas convaincus.

Dans un salon qui prône une approche « holistique » de la santé et du bien-être, les spas auraient toute leur place, a priori. Pourquoi n'y sont-ils pas représentés ?

Le format ne s'y prête pas. C'est un salon grand public, très bruyant, avec de nombreuses conférences et beaucoup de visiteurs. Nous sommes loin des ambiances feutrées des établissements de luxe... Un problème d'image se pose sans doute pour eux.

En revanche, le massage, la thalasso et le thermalisme sont présents. Ces activités correspondent-elles vraiment aux attentes de vos visiteurs ?

Bien sûr ! Je vous rappelle que nous avons été le premier salon à mettre en place un pôle massage. A une époque, nous avions près de 25 stands, mais je pense que c'est un marché qui souffre de la crise. En 2012, les masseurs seront moins nombreux, même si le public les sollicite toujours beaucoup avec, en tête des préférences, la réflexologie et le shiatsu, plutôt que les massages californiens. Quant à la thalasso et aux thermes, même si ce secteur n'a jamais été très important chez nous, il serait difficile d'imaginer un salon tel que le nôtre sans leurs cures...

Propos recueillis par Georges Margossian.

Salon Bien-Etre, Médecine douce & Thalasso, du 2 au 6 février 2012, Paris ( Parc des Expositions, Porte de Versailles, Hall 5.2)

 

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