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Rééduca 2018 : « Remettre l’humain au cœur du salon »

23/10/2018 | Salons & Events | Siska von Saxenburg E-mail

REEDUCA 2018 LAURENCE GABORIEAU

 

Changement de stratégie pour le salon de la rééducation et de la kinésithérapie. L’ex-Gicare, qui se tient du 25 au 27 octobre, à Paris, veut devenir un rendez-vous fédérateur de toutes les professions de santé. Entretien avec Laurence Gaborieau, sa nouvelle directrice. 

Profession bien-être : Vous dirigez déjà d’autres événements du domaine médical chez Reed. Dans quelles conditions avez-vous repris Rééduca ?

Laurence Gaborieau : En fait, cela s’est fait tout naturellement. Il y a deux ans, le fondateur du salon, Philippe Goethals, a pris sa retraite, après l’avoir dirigé pendant 35 ans, laissant la place à Brune Julien. Brune a quitté Reed en début d’année, le salon m’a été attribué, dans la mesure où je m’occupais déjà d’autres évènements santé dans le groupe. C’est un dossier auquel je me suis tout de suite attachée, car je suis persuadée que tous les domaines de santé sont complémentaires. Et qu’il est de plus en plus difficile, pour un praticien de santé, de travailler seul, sans tenir compte des autres acteurs qui interviennent dans le quotidien de son patient.

C’est l’idée directrice des «conversations multidisciplinaires» que vous lancez cette année ?

Absolument. Dans son quotidien, le kinésithérapeute est rarement seul. Il est en contact permanent avec d’autre membres du corps médical en fonction de la pathologie à traiter, qu’il s’agisse d’un médecin généraliste ou spécialisé, d’un chirurgien ou d’une infirmière. Or, il joue un rôle fondamental dans la chaîne de soin. Nous avons donc créé, au cœur du salon, un espace convivial d’échange entre les différents corps médicaux interagissant sur une pathologie, en y incluant également un patient. Les échanges durent trente minutes, dont quinze sous forme de questions/réponses. Nous y traiterons des accidents cardiaques, des AVC, des problèmes de genou ou de rachis. 

C’est un rendez-vous assez inhabituel pour Rééduca, créé historiquement pour les kinés…  

Oui, mais j’avais à cœur de souligner l’importance de travailler ensemble, entre professionnels de santé, dans un monde ou tout n’est que zapping et morcèlement. Nous créons également pour cette édition, une animation intitulée «un jour, un sport, un kiné», organisée dans l’allée centrale pour souligner le rôle essentiel du kiné auprès des sportifs dans la préparation physique, la récupération, la nutrition, la chronobiologie et les urgences de terrain. Dans l’optique de l’organisation des JO à Paris, en 2024, c’était l’occasion pour Rééduca de s’inscrire dans une dynamique sportive.

Et plus encore, j’ai voulu éviter que le visiteur se sente harcelé par les marchands de machines. Je sais bien qu’à l’origine, ce salon était organisé sous l’égide de fabricants et d’équipementiers, mais si l’on ne fait que mettre en avant des machines, où est l’humain ? J’ai donc voulu remettre l’homme au cœur du salon. J’ai beaucoup écouté les exposants, avant de chercher à les convaincre, et je reste persuadée que la vente peut s’effectuer aujourd’hui de façon plus subtile et qu’il est primordial d’écouter l’autre avant de chercher à lui vendre un appareil. Pour atteindre le succès, un salon doit effectuer un dosage habile entre éducation et vente. Il doit devenir un rendez-vous d’échanges et d’inspiration, et ne pas se résumer à un hypermarché éphémère.

C’est aussi un lieu pour découvrir des innovations et les tendances de demain. Qu’avez-vous prévu cette année ?

Nous avons un peu changé la formule. Les huit exposants présélectionnés parmi les vingt-trois dossiers proposés, présenteront, avec des pitchs de trois minutes, leur innovation devant les membres du jury et les visiteurs le jeudi 25 au matin. En matière de tendances, la cryothérapie sera encore très mise en valeur. Mais on assiste aussi à l’apparition de nouvelles technologies et à l’arrivée de la robotique dans le domaine de la rééducation. Sans oublier la digitalisation, particulièrement intéressante pour les cabinets qui regroupent plusieurs kinés. Enfin, les visiteurs pourront s’initier à la réalité virtuelle ou augmentée grâce à des ateliers pratiques où ils pourront découvrir les premiers dispositifs de rééducation en réalité virtuelle.

Vous avez choisi de mettre en avant le bien-être. N’est-ce pas antinomique avec la notion de santé et le nom même du salon ? 

J’ai choisi de chahuter un peu l’ordre établi et de positionner Rééduca comme un expert du bien-être. Mais dites-moi où se trouve le bien-être si la santé n’est pas au rendez-vous ? Il est difficile de vivre une vie harmonieuse si vous luttez contre des douleurs permanentes. Le bien-être réside aussi dans un équilibre général. Et la santé en fait partie. Nous avons donc ouvert le salon au yoga, au pilates, à la gymnastique sur ballon, au massage du bébé… Autant de disciplines qui relèvent du wellness pur, mais qui ont parfaitement leur place au cœur de notre évènement. Le bien-être, c’est aussi la prévention santé et l’information. Ce n’est pas un hasard si nous abritons le samedi 27 le congrès scientifique sur l’obésité, qui touche aujourd’hui 16% de la population totale française.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

 

 

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