LOGO PBE RVB WEB
Le premier site
d'information
de l'industrie
du bien-être

 
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Tendance : le véganisme tient salon, une première en France

23/03/2016 | Salons & Events | Georges Margossian E-mail

                                                     01 SALON VEGAN

01 SwantjePopularisé par des people comme Beyoncé, le régime végan commence à faire recette en France. Les créateurs du salon Veggie World, bien implanté outre-Rhin, ont décidé de partir à la conquête du public français, les 2 et 3 avril, à Paris. Entretien avec son organisatrice, Swantje Tomalak.                                                

Profession bien-être : Entre les végétariens et les végétaliens, où se situent les « véganiens » ?

Swantje Tomalak : Il y a les omnivores, qui mangent un peu de tout, les flexitariens, dont la consommation de viande est limitée, les végétariens, qui excluent de leur alimentation la consommation de chair animale, et les végétaliens, qui s’interdisent de manger tout produit animal, même les œufs, le miel ou le lait. Quant aux végans, à la différence des végétaliens, leur démarche va plus loin, car ils ne consomment aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation, comme les vêtements en cuir ou en laine. Ils n’utilisent pas non plus des cosmétiques qui ont été testés sur des animaux ou qui incluent des ingrédients comme le lait animal.

En clair, un produit vegan n’est donc pas forcément naturel…

Oui, bien sûr, les matières peuvent être synthétiques. Avec la cosmétique, les végans acceptent aussi des ingrédients qui ne sont pas naturels. De façon générale, végan ne veut pas dire que ce soit toujours bon pour la santé. Par exemple, si vous ne mangez que du chocolat noir ou des steaks de soja avec de nombreux ingrédients artificiels, je ne suis pas sûre que cela soit une très bonne idée pour votre organisme… 

Justement, la Société végane suisse estimait récemment qu’il y avait un risque de dénutrition chez les personnes fraîchement converties au végétalisme, car elles manquaient d’information. Qu’en pensez-vous ?

Il faut vraiment s’informer avant de changer de mode d’alimentation, puis apprendre à équilibrer ses repas, pour éviter d’avoir des carences en minéraux ou en vitamines. D’ailleurs, avec le véganisme, on peut aussi grossir ! Le salon permet d’aborder toutes ces questions, avec des conférences sur des sujets comme la spiruline, le soja, qui est un peu problématique par rapport aux hormones, ou les protéines végétales, une préoccupation pour les sportifs végans, que connaît bien l’athlète Emmanuel Lassale, végan lui-même, qui viendra donner son pont de vue. 

Ce n’est pas un peu difficile de sensibiliser le public français, très attaché à la bonne chère et à la gastronomie ?

Sans doute ! C’est pourquoi le phénomène est encore limité à Paris et à l’Ile-de-France. Selon l’enquête que nous avons menée, près de 80% des personnes interrogées ont répondu que l’offre végan en province était insuffisante et qu’il était encore difficile de demander un plat végétalien dans un restaurant.

A qui vous adressez-vous, en particulier ?

C’est un salon ouvert à tous. Les visiteurs les plus fréquents sont les flexitariens. Les végans, c’est vrai, sont encore très peu nombreux en France. C’est une niche. On ne connaît pas vraiment les chiffres, contrairement aux végétariens, qui représentent 2 à 3% de la population en France. Mais, à la suite des scandales sanitaires, on sait que les Français sont de plus en plus sensibilisés à la qualité de leur alimentation et aux questions de traçabilité. Notre objectif n’est pas de les «convertir», mais de leur faire découvrir ce mode de vie. Avec 92 exposants, nous espérons attirer 10 000 visiteurs pendant les deux jours du salon.

Vous pensez que la France peut connaître le même engouement qu’en Allemagne ?

Nous avons commencé modestement avec une vingtaine d’exposants en 2011, à Wiesbaden, près de Francfort. Aujourd’hui, nous sommes présents dans huit villes européennes. Chaque fois, nous avons plus de 80 exposants et certains salons peuvent attirer jusqu’à 18 000 visiteurs. Il faut savoir qu’en Allemagne, il y a près de 900 000 végans. Le phénomène touche aussi la Scandinavie, les Pays-Bas, la Suisse, l’Autriche ou le Royaume-Uni. En France, le potentiel de développement nous semble élevé. Peu de produits sont encore disponibles en format végétalien. Je pense, par exemple, aux produits pour bébés et enfants, qui marchent très bien en Allemagne.

Propos recueillis par Georges Margossian.

Veggie World, les 2 et 3 avril au Centquatre, 5, rue Curial, Paris 19e.

SUR LE MÊME SUJET
Végétalisme : la société végane suisse pointe le risque de dénutrition

LES DERNIERS ARTICLES DE LA RUBRIQUE

ABONNEMENT PBE 112014

partenaires formation

INSCRIPTIONTION NEWSLETTER

FORMATIONS

Qui sommes-nous ? | La rédaction | Mentions légales | Copyright | Nous contacter | Abonnement |Annonceurs | CGU | Plan du site

Copyright © 2004-2018  Profession bien-être. Tous droits réservés.