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Vadhana Khath : « Certaines pratiques peuvent sembler étranges à un public non averti »

27/08/2018 | Salons & Events | Siska von Saxenburg E-mail

VADHANA KHATH NB 2

Trois décennies ont transformé le salon Zen en référence incontournable en matière de bien-être et de développement personnel. Une évolution qui est loin d’être terminée, comme nous l’explique son directeur, Vadhana Khath, à un mois de sa 31ème édition. 

Profession bien-être : Vous avez repris les rênes du salon Zen il y a peu de temps. Est-ce l’annonce de changements majeurs ? 

Vadhana Khath :J’ai été nommé à la direction du salon Zen depuis un an, mais j’y travaille depuis 2013, et je suis issu du monde de l’événementiel. En cinq ans, j’ai vu se modifier peu à peu le public et la composition même du salon. Nous avions un visitorat presque exclusivement féminin, et la moyenne d’âge se situait vers la cinquantaine et au-delà. Depuis deux ans, nous avons vu ce public se transformer : la moyenne d’âge s’est abaissée à 30/40 ans, et nous avons vu arriver des couples et aussi beaucoup d’hommes seuls.

A quoi attribuez-vous ce changement ?

Nous vivons une époque plus anxiogène qu’il y a trente ans. Le stress de la vie professionnelle touche particulièrement les 30/40 ans, rejaillit sur leur mental et leur forme physique. Ils recherchent des solutions originales à leur mal-être, et des réponses à leurs questions existentielles. 

Pensez-vous que la formule actuelle du salon corresponde à cette demande ?

Nous nous efforçons en tout cas de leur offrir certaines réponses. Le programme très complet de nos conférences est un atout. Tout comme la mise en place récente de zones de méditation ou encore de l’espace «changer de vie», dédié à ceux qui veulent accroitre leur bien-être, avec des formations, des bilans de compétence, des tests de personnalité. C’est une initiative dynamique et bienveillante pour apporter des pistes positives. 

Il faut, d’un côté, se plier à la demande du public, mais aussi garder un rôle d’éclaireur avant-gardiste pour repérer les réponses de demain ! Nous devons aussi répondre aux attentes des «initiés», ceux qui connaissent le secteur. Alors, parfois, nous sommes amenés à mettre en avant des pratiques qui peuvent sembler étranges à un public non averti. Mais il y a aujourd’hui une plus grande ouverture d’esprit et le public est avide découvrir de nouvelles thérapies.

Justement, le développement personnel est un domaine très particulier, parfois à la limite du sectaire. Comment sélectionnez-vous vos exposants ?

Vous touchez du doigt un de nos principaux problèmes. Nous sommes devenus un salon référent en matière de développement personnel et nous sommes donc très sollicités. Nous effectuons toujours des recherches sur les nouveaux candidats exposants. Nous vérifions le parcours : cela s’apparente presque à un entretien d’embauche ! Le système n’est pas sans faille : il nous est même arrivé de fermer des stands en pleine exposition.

Les sujets d’intérêt changent-ils d’année en année ?

Oui, bien sûr. Le bien-être est sujet, comme tout le reste, à des effets de mode. En 2013, on s’est mis brusquement à parler de spiruline. Du coup, l’année d’après, nous avons vu se multiplier les exposants qui en vendaient. Mais les produits de bien-être sont très aléatoires : un engouement chasse l’autre. Spiruline, aloe vera, noni, œufs de yoni, curcuma, huile de coco : nous voyons défiler des produits dont certains vont disparaitre vite de l’horizon.

Quels vont être les sujets « forts » de l’édition 2018 ? 

Je suis partagé. Je me rends compte, que d’année en année, les gens se tournent de plus en plus vers ce qui vient d’ailleurs. On peut noter un vif intérêt pour les «huiles sacrées» : figue de Barbarie, nigelle d’Egypte, nard de l’Himalaya. Très en vedette, aussi, cette année, les minéraux, les pierres et les cristaux, ainsi que tout ce qui touche à la vibration et au son, comme les bols chantants.  

J’ai remarqué aussi une attirance pour tout ce qui touche le vibratoire et l’harmonisation quantique. Des pratiques qui m’échappent un peu, mais qui attirent un public de plus en plus nombreux. A titre personnel, j’ai noté une nouveauté sympathique, celle d’un boitier qui facilite l’arrivée du sommeil. Un objet moderne, et pour une fois non connecté! 

Le salon a-t-il atteint sa taille maximale ?

Chaque année, le salon se remplit un peu plus vite et l’Espace Champerret n’est pas extensible. Mais il y a encore beaucoup à faire. Le mot «zen» recouvre en fait beaucoup de choses contradictoires. Au lieu de pousser au repli sur soi, notre salon a vocation à ouvrir au monde qui nous entoure. L’avenir, ce ne sera plus le moi d’abord, mais la collaboration et le partage. Et là, je pense que nous sommes sur la bonne voie.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg. 

Le salon Zen se tiendra du 27 septembre au 1er octobre à l’espace Champerret (Paris). 

 

 

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