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Des fruits frais pour aider à réparer les dégâts du tabac sur les poumons

3/01/2018 | Sante et Bien-être | La rédaction de Profession bien-être E-mail

FRUITS FRAIS

 

On connaissait les bienfaits des fruits frais. Mais cette fois, c’est dans un domaine plutôt inattendu que les chercheurs ont mis en lumière leur action : le vieillissement prématuré des poumons chez les anciens fumeurs.

«Cette étude montre que le régime alimentaire pourrait aider à réparer les dégâts faits aux poumons par la cigarette chez ceux qui ont arrêté de fumer», a affirmé dans un communiqué l’un de ses auteurs, Vanessa Garcia-Larsen, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health à Baltimore (États-Unis). «Elle laisse aussi penser qu’un régime riche en fruits peut ralentir le processus de vieillissement naturel des poumons même quand on n’a jamais fumé», a-t-elle ajouté.

L’étude publiée dans la revue European Respiratory Journal a porté sur 680 personnes en Allemagne, en Angleterre et en Norvège, qui ont répondu à un questionnaire et fait des tests respiratoires identiques en 2002 et 2012. Les tests consistaient à voir quel volume d’air ces personnes pouvaient expirer en une seconde, et inspirer en six secondes.

Fruits frais et tomates

Au final, les données ont montré que le vieillissement de ces organes vitaux, qui commence normalement à la trentaine, était plus lent chez les adeptes de tomates et d’autres fruits. L’effet est «encore plus frappant» chez les anciens fumeurs, ont souligné les chercheurs. Il n’est probant qu’à la condition de consommer des fruits frais, et non ceux contenus dans des recettes industrielles. Pour Vanessa Garcia-Larsen, «les conclusions soutiennent la nécessité de recommandations alimentaires, en particulier pour les personnes risquant de développer des maladies respiratoires».

Ces travaux présentent toutefois une faiblesse : les données relatives au régime alimentaire des participants n’étaient disponibles qu’au départ de l’étude. En 2002, ils avaient affirmé consommer des fruits frais, une question qui ne leur a pas été posée en 2012. Mais d’autres facteurs, comme l’âge et le sexe, la taille et le poids, le niveau de revenus, l'activité physique, ont été pris en compte pour vérifier s'il y avait véritablement une relation entre l’alimentation et la santé des poumons.

Avec l’AFP. 

 

 

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