LOGO PBE RVB WEB
Le premier site
d'information
de l'industrie
du bien-être

 
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

L’horloge biologique appelée à la rescousse contre les maladies inflammatoires

24/01/2018 | Sante et Bien-être | La rédaction de Profession bien-être E-mail

HORLOGE BIOLOGIQUE

 

On savait que le dérèglement du cycle circadien pouvait entraîner des troubles du sommeil, des problèmes cardiovasculaires ou de la dépression. Une équipe de l’Inserm a découvert qu’il ne serait pas non plus étranger à la survenance de maladies inflammatoires. 

L’étude publiée par ces chercheurs français dans la revue Gastroenterology porte sur une maladie rare mais redoutable : l’hépatite fulminante. Provoquée, le plus souvent, par une accumulation de paracétamol dans l’organisme, elle se traduit par un stress cellulaire, qui entraîne «une inflammation excessive, menant à la mort des cellules hépatiques et à la destruction du foie», explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

A ce jour, la seule solution reste une greffe de cet organe dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes… Des chercheurs de l’Inserm, de l’Institut Pasteur de Lille et de l’Université de Lille ont donc tenté d’identifier une piste moins radicale pour soigner ce type de pathologie : la possibilité d’administrer un traitement médicamenteux.

Dans leurs travaux, ils ont ainsi mis en lumière le rôle clé d’une protéine de l’horloge biologique, appelée «Rev-erba», qui intervient dans la régulation de l’inflammation d’une hépatite fulminante, en ciblant, notamment, les tissus adipeux, les cellules du foie, des muscles squelettiques et du cerveau.

Améliorer la qualité de vie des malades

Mais surtout : «elle joue un rôle majeur dans le développement et la régulation de leur rythme circadien, c’est-à-dire de la répétition de leur cycle biologique toutes les 24 heures», souligne l’Inserm. En amplifiant artificiellement son action sur des souris, les chercheurs ont alors constaté que cela diminuait la réaction inflammatoire.

Les mêmes résultats ont aussi été observés in vitro sur des cellules humaines, ajoute l’Inserm. Ce qui laisse augurer d’autres prolongements, car ce mécanisme moléculaire circadien se produit aussi avec d’autres pathologies, comme la péritonite, le diabète ou encore l’athérosclérose, qui «présentent un dérèglement similaire de la réaction inflammatoire causée par l’accumulation anormale de toxiques dans l’organisme».

Pour Hélène Duez, chercheuse à l’Inserm, ces résultats pourraient ouvrir de nouvelles perspectives dans la prévention, « notamment sur de potentielles améliorations de la qualité de vie et de la longévité» des patients atteints par des maladies inflammatoires chroniques. 

SUR LE MÊME SUJET
Le prix Nobel de médecine attribué à trois spécialistes du rythme circadien

 

LES DERNIERS ARTICLES DE LA RUBRIQUE

ABONNEMENT PBE 112014

ÉQUIPEMENTS

Qui sommes-nous ? | La rédaction | Mentions légales | Copyright | Nous contacter | Abonnement |Annonceurs | CGU | Plan du site

Copyright © 2004-2018  Profession bien-être. Tous droits réservés.