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Perturbateurs endocriniens : 40% des produits d’hygiène-beauté concernés ?

16/09/2013 | Sante et Bien-être | Georges Margossian E-mail

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Suspectés d'être nocifs pour la santé, les perturbateurs endocriniens (PE) n'épargneraient pas l'industrie du bien-être. Une nouvelle étude publiée vendredi indique que deux produits d'hygiène-beauté sur cinq contiendraient au moins une de ses substances chimiques, dont les plus fréquentes sont les parabènes, le cyclopentasiloxane et le triclosan. La Febea conteste.  

Selon cette étude réalisée sur une base de 15 000 produits par un institut de notation (Noteo) qui se veut indépendant, en partenariat avec le Réseau environnement santé (RES), les vernis à ongles arrivent en tête (74% d'entre eux contiennent au moins un PE), devant les fonds de teint (71%), les produits de maquillage pour les yeux (51%), les démaquillants (43%), les rouges à lèvres (40%), les soins du visage (38%), les déodorants (36%), les dentifrices (30%) et les shampoings (24%).

Les produits labellisés bio s'en sortent un peu mieux, ajoute l'institut Noteo, qui n'a retrouvé un PE que dans 1,3% d'entre eux, essentiellement le cinnamal, présent naturellement dans certaines huiles essentielles (cannelle, jacinthe, patchouli).

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les PE peuvent interférer avec la régulation hormonale des êtres vivants. On les suspecte notamment d'avoir un impact sur la fertilité et l'appareil de reproduction, voire d'être liés à l'augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants (sein et prostate).

Pour le toxicologue André Cicolella, qui préside le Réseau environnement santé (RES), quelque 870 PE ont déjà été identifiés parmi les 143 000 substances que l'on trouve sur le marché aujourd'hui, mais leur nombre réel pourrait être « beaucoup plus important », rapporte l'Agence AFP. 

De son côté, la Fédération des entreprises de beauté (Febea) a vivement réagi vendredi à la publication de cette étude, dénonçant une « communication mensongère ». « A l'heure où la Commission européenne travaille à la définition et aux critères permettant l'identification des perturbateurs endocriniens avérés, à l'heure où la France ouvre une consultation publique sur le même sujet, il est aberrant qu'un site de notation à la méthodologie discutée profite de cette occasion pour accroitre sa visibilité en se basant non pas sur la science, mais sur la seule peur », a-t-elle déclaré dans un communiqué. 

En août, les ministères de la santé et de l'écologie ont lancé une consultation publique sur le sujet jusqu'au 20 septembre.

LIRE AUSSI :
Lancement d'une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens

 

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