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« Sacrifié mais pas résigné » : la campagne choc des artisans et commerçants

13/11/2013 | SOCIAL & JURIDIQUE | Georges Margossian E-mail

 

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L'Union professionnelle artisanale (UPA) lance mercredi une campagne nationale avec une pétition de soutien pour appeler les Français à défendre les artisans et les commerces de proximité, menacés par la hausse des prélèvements sociaux et fiscaux.

« Toutes les heures, c'est six entreprises qui disparaissent », a déclaré le président de l'UPA, Jean-Pierre Crouzet, lors d'une conférence de presse. Avec un argument de poids : fin août, les derniers chiffres de la Banque de France sur les défaillances d'entreprises évaluaient à près de 54 000 leur nombre sur une année parmi les entreprises de moins de 10 salariés.

Pour sensibiliser les Français, l'UPA va placarder des affichettes noires barrées des mots « sacrifié mais pas résigné » un peu partout en France, dans les boutiques, les entreprises d'artisanat et les véhicules professionnels, avec l'adresse d'un site Internet pour signer une pétition de soutien.

Une vidéo (voir en fin d'article) fait déjà le buzz sur le Web. On y voit un fonctionnaire qui vient annoncer à un commerçant « au nom de la République », sur une musique de fond inquiétante, que son entreprise a été choisie « pour être sacrifiée », avant de coller une affiche noire sur sa vitrine.

L'organisation professionnelle indique dans un communiqué qu'elle veut « révéler à la France entière que le gouvernement a décidé de « sacrifier » les entreprises de proximité en les accablant de prélèvements supplémentaires ». Elle espère ainsi provoquer « une réaction massive des chefs d'entreprise » et « de tous les publics attachés à la notion de proximité ».

L'UPA explique que les chefs d'entreprise qui ont le statut de travailleurs indépendants (2,3 millions en France, soit 64% du total des entreprises) subissent « une double peine » : l'augmentation des prélèvements sur les personnes physiques (impôt sur le revenu et cotisations sociales) et l'augmentation de la fiscalité des entreprises (TVA, contribution foncière des entreprises, écotaxe...).

Pour une révision du mode de calcul de l'IR

Parmi les huit demandes formulées par l'organisation patronale - qui représente 1,3 million de commerçants, artisans et travailleurs indépendants -, figure le retrait de toutes les charges supplémentaires qui pèsent sur les indépendants depuis le 1er janvier 2013.

Elle exige, entre autres, le remplacement du crédit d'impôt compétitivité emploi-CICE par une baisse directe du coût du travail, ainsi qu'une révision du mode de calcul de l'impôt sur le revenu (IR) des travailleurs indépendants pour prendre en compte les bénéfices réinvestis dans l'entreprise.

Elle revient aussi sur l'indemnité compensatrice et le crédit d'impôt apprentissage, au-delà de la première année, qui doivent être rétablis, selon elle, pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés qui forment un apprenti.

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