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«L'anti-âge et la détoxination ne sont pas touchés par le décret»

1/05/2011 | SOCIAL & JURIDIQUE | Siska von Saxenburg E-mail

Retour sur le décret du 11 avril 2011, avec le docteur Philippe Blanchemaison, dont les travaux ont inspiré le rapport de la Haute Autorité de Santé. Ce texte de loi, qui interdit les techniques de lyse adipocytaire en pleine saison « anti-cellulite », a semé le trouble parmi les professionnels de l'esthétique.

Selon ce spécialiste reconnu de la médecine vasculaire, ce qui est clairement interdit, ce sont toutes les techniques qui visent à détruire des cellules graisseuses pour affiner la silhouette. Par conséquent, la radiofréquence, les infrarouges lointains ou les ultrasons focalisés peuvent être utilisés pour d'autres indications que l'amincissement, comme l'anti-âge ou la détoxination de l'organisme.

Proguidespa.com : Vos travaux sont cités dans le rapport de la Haute Autorité de Santé de décembre 2010 qui a servi de référence à ce décret. Etiez-vous au courant qu'il allait donner lieu à ce type d'interdiction, portant notamment sur des techniques de plus en plus utilisées comme les ultra-sons focalisés, les infrarouges ou la radiofréquence ?

Docteur Philippe Blanchemaison : Oui. On s'attendait à un décret d'autant plus rapide et sévère que le rapport de la Haute Autorité faisait suite à une plainte émanant d'un service hospitalier de Créteil qui a recensé 23 complications graves survenues après des injections destinées à faire « fondre les graisses ». La Haute Autorité a donc fait son travail, qui consiste à préserver la santé publique. Elle a mené l'enquête très vite en y incluant des techniques non invasives comme les ultra-sons focalisés ou les lasers, même si ces dernières ne présentaient qu'une « suspicion » de danger. Mais dire que personne ne s'y attendait, je n'y crois pas : mes publications sur le sujet remontent déjà à quatre ans !

Pensez-vous qu'il existe des possibilités d'aménagements autour de ce décret ?

La Haute Autorité va procéder dans les six à dix mois qui viennent à des amendements. Il y a de grandes chances que les ultra-sons, les infrarouges et la radiofréquence, même la cavitation, retrouvent droit de cité prochainement, à condition de pouvoir produire des publications médicales prouvant leur efficacité. En revanche, je suis plus pessimiste sur les recours en annulation annoncés par les différentes professions concernées.

Certains professionnels annoncent déjà une profession sinistrée... Qu'en pensez-vous ?

Je vais sans doute vous choquer, mais tout le monde sera gagnant à terme. Il existe aujourd'hui sur le marché 96 machines promettant la lune aux clientes. Seules six ou sept d'entre elles bénéficient de publications médicales. Par conséquent, les affirmations assenées dans certaines publicités relèvent de la plus haute fantaisie. Bien sûr, il va y avoir quelques semaines difficiles pour les marchands d'appareillage et les établissements. Certains matériels ne s'en relèveront pas, car ils ne reposaient sur aucune vérification médicale. Faut-il le regretter ? A l'arrivée, tout le monde va apprendre à travailler sainement, en respectant les réglementations en vigueur. La législation française très sévère en matière de bancs de bronzage n'a pas empêché les instituts de se multiplier.

Concrètement, que pouvez-vous dire aux établissements qui utilisent tous les jours les techniques citées par le décret ?

Ce qui est clairement interdit, c'est la lyse adipocytaire. Si l'appareil est utilisé pour un autre objectif, il n'y a pas de souci. Par exemple, on sait que la radiofréquence a un effet reconnu sur le relâchement cutané. Si elle est utilisée dans ce but, l'établissement ne tombe pas sous le coup de la loi. De même, les infrarouges lointains peuvent parfaitement être utilisés pour la sudation et la détoxination de l'organisme. En revanche, les médecins qui continuent à pratiquer des injections anticellulite (il y en a) et les établissements qui promettent la disparition de la cellulite avec des techniques citées nommément dans le décret sont clairement hors la loi. Cela relève du domaine pénal.

Les centres de beauté peuvent-ils encore proposer des traitements anticellulite ?

Oui. Les soins manuels, le palper-rouler mécanique, les champs magnétiques, voire les lasers à basse énergie (les LTT) ne sont pas touchés par le décret.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

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