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Pourquoi le massage prénatal n’est plus un sujet tabou

14/10/2012 | Soins & Techniques | Siska von Saxenburg E-mail

 

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S'il était rare de voir jusqu'à présent des femmes enceintes se précipiter dans les spas, la tendance semble s'inverser. Pendantleur grossesse, les futures mères manifestent de plus en plus un réel désir de bien-être, pour elles et pour l'enfant qu'elles portent. Un phénomène nouveau que les établissements ne peuvent difficilement ignorer. 

Il n'y a pas si longtemps, la femme enceinte expérimentait chaque jour l'adage « Tu enfanteras dans la douleur »... Indépendamment de l'épreuve finale, les neuf mois d'attente s'étiraient dans l'inconfort. Et pas question de recourir au massage : les spas et les instituts ignoraient dans leurs cartes de soins cette clientèle qui était pourtant très demandeuse de bien-être. Les arguments étaient nombreux : contre-indications de certaines huiles essentielles présentes dans l'huile de massage, gestes malheureux, risque de grossesse prématurée, etc. Cette époque est-elle révolue ? Sans doute.

L'inspiration est venue des Etats-Unis. En avance sur les Européens, les Américains ont d'abord expérimenté l'accouchement dans l'eau et les bébés nageurs. Puis, ils se sont mis à codifier des soins destinés aux futures mères, comme ceux des spas Edamama, réservés exclusivement aux « Mom-to-be » (futures mamans). Le phénomène a traversé l'Atlantique. Aujourd'hui, le massage prénatal est devenu moins tabou dans l'Hexagone. A côté des thalassos, comme celle de Bénodet, qui offrent des cures spécifiques, de plus en plus de spas urbains l'ont ajouté à leurs prestations. C'est le cas du très joli spa marin La Villa Thalgo, à Paris, qui ne propose pas moins de quatre soins à destination des femmes enceintes. D'autres centres de bien-être, moins luxueux, ont suivi, un peu partout en France, avec des prix allant de 57 à 80 euros pour un soin d'une heure.

La raison de ce succès ? « C'est une demande très forte. Les femmes enceintes se montrent plus réceptives à ses bienfaits. Et le premier d'entre eux, c'est de pouvoir soulager les raideurs et les tensions musculaires. », assure Eric Darves-Bornoz, fondateur de l'institut Hypoténuse, qui a mis le massage prénatal à son programme de formations depuis huit ans. En effet, plus le bébé grossit, plus le centre de gravité est porté vers l'avant, obligeant les muscles postérieurs à travailler davantage pour compenser. Ce type de massage peut apporter une réponse. Mais il doit être doux et enveloppant. « Il doit être effectué en position latérale - de préférence sur le côté gauche -, pour éviter que le bébé n'appuie sur le foie, avec une action en profondeur sur certaines zones. », prévient Gaëlle Le Corre, la pionnière en France du massage de la femme enceinte.

Finalement, les mêmes malaises, les mêmes courbatures et les mêmes angoisses se retrouvent dans chaque grossesse. « La place grandissante de l'embryon dans la cavité abdominale peut empêcher le diaphragme de se contracter à fond. Là encore, le massage peut agir. Il stimulera la circulation sanguine et lymphatique, ce qui favorisera une bonne oxygénation et une plus grande élasticité des tissus. », ajoute la jeune femme, dont les formations font aujourd'hui autorité jusqu'au Brésil. Revenue du Canada où elle a fait ses classes, Gaëlle Le Corre a fondé avec Daniel Paré, un massothérapeute canadien, Azur Massages. Elle possède une approche particulière de cette discipline, où l'anatomie joue un grand rôle.

D'autres effets ne sont pas non plus à négliger. A la tête du Touch Research Institute (rattaché à l'université de médecine de Miami), qu'elle a fondé en 1992, le docteur Tiffany Fields s'intéresse depuis vingt ans à l'impact du massage thérapeutique sur les enfants. Dans une étude publiée en 2004, elle démontre que le massage permet de diminuer la production des hormones de stress comme le cortisol. Un phénomène qui n'est pas anodin pour le bébé, quand on sait que les hormones peuvent traverser le placenta et exercer des influences négatives sur le développement du foetus. Inversement, les hormones du plaisir, comme l'ocytocine, stimulées par le toucher, peuvent avoir un impact bénéfique sur la mère et l'enfant.

Bien choisir sa formation

Bien sûr, le récent succès des massages prénatals ne doit pas masquer ses risques. La grossesse est généralement vécue comme une période de bouleversement hormonal profond et un facteur de stress. Il faut s'entourer de mille précautions. Par exemple, si une jeune femme se plaint de vertiges, de troubles de la vision ou d'un œdème soudain, il n'est pas question de la toucher. Il faut lui conseiller de contacter son médecin au plus vite. De même, le premier trimestre de la grossesse n'est pas le moment idéal pour les massages, insistent les spécialistes... Tout simplement, parce que l'organisme doit affronter de profonds changements physiques et hormonaux. C'est la période pendant laquelle le foetus se stabilise.

La prudence est donc de mise. D'autant que les manœuvres sont multiples : effleurages du dos, massage de la nuque, pressions glissées sur les épaules, grande élongation, pressions glissées sur les attaches des fessiers, effleurage de la cuisse et de l'abdomen, pétrissage doux sur les flancs, effleurages du bras, drainage des extenseurs du poignet... Chaque étape doit obéir à une nécessité physiologique. Et si le rythme idéal des séances est hebdomadaire pendant le deuxième trimestre, il peut aller jusqu'à deux fois par semaine ou plus au troisième trimestre. C'est dire l'importance de la formation pour ce soin très particulier.

 

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