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Aux soins exotiques, B’O Spa thermal préfère l’esprit terroir et la pomme

1/01/2012 | Thalassos & Thermes | Georges Margossian E-mail
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C'est le fruit préféré des Français... Et cela n'a pas échappé au P-DG de la station thermale de Bagnoles-de-l'Orne qui a choisi de positionner son futur spa sur de solides atouts locaux.

On la connaissait pour ses cures thermales, son établissement à l'architecture Belle Epoque et son « écrin de verdure », le massif forestier des Andaines, qui s'étend sur 7 000 hectares... Le pays a sa légende, celle d'Arthur, et son héros romanesque, Lancelot du Lac, l'un des chevaliers de la Table ronde. Difficile, dans ces conditions, d'oublier que, derrière sa source thermale, la station de Bagnoles-de l'Orne, en Basse-Normandie, possède aussi d'autres atouts, qui feraient pâlir de jalousie ses voisines : Enghien-les-Bains, Forges-les-Eaux ou encore les thalassos de Deauville et, bientôt, Cabourg.

Non pas que les cures ne fonctionnent plus. Côté thermalisme, la station va bien, merci. Dans un contexte économique que l'on dit peu favorable aux cures thermales, elle a reçu onze mille curistes en 2011 et affiche près de 20% de croissance en deux ans, soit plus de trois fois la moyenne nationale... Bref, pas de quoi s'inquiéter, assure son P-DG, Sylvain Serafini. Arrivé à la tête de la station normande en 2009, cet ancien directeur marketing du groupe Lucien Barrière voit désormais grand. Près de dix-sept millions d'euros d'investissements d'ici à 2013, dont quinze sont destinés à la construction d'une nouvelle résidence et deux à la création d'un véritable spa de 2 000 m2. Et dans un an, un parcours aqualudique, à 200 mètres pourra accueillir les enfants. C'est la fin d'une époque. La station commence sa mue pour devenir une destination à part entière de tourisme de bien-être.

Objectif : près de 40 000 clients pour le bien-être

Il existait, certes, un espace de bien-être à disposition des curistes, mais trop petit pour constituer un pôle d'attraction. Cette fois, le projet comporte quarante cabines, dont dix-sept réservées aux soins secs (contre quatre aujourd'hui), un sauna, un vaporarium, une salle de gymnastique douce, deux tisaneries et trois salles de repos éclairés à la lumière de Wood, pour favoriser la relaxation par ions négatifs. A la tête de cette nouvelle structure, qui sera inaugurée en mars, une jeune spa manager venue du groupe Accor, Emilie Dupont, qui, à 28 ans, devra planifier le travail d'une équipe dont l'effectif atteindra une cinquantaine de personnes en 2013. Pas simple ! Car l'objectif est ambitieux : le spa devra attirer 35 à 40 000 personnes par an.

Et pour réussir ce pari, comme Caudalie autrefois, qui a su exploiter ses vignes de façon originale, Sylvain Serafini fonde de grands espoirs sur cet autre fruit à pépins si abondant dans la région : les pommes à cidre. « La pomme contient plus de polyphénols que le raisin. Elle a de multiples propriétés : apaisantes, raffermissantes, drainantes, antioxydantes, anti-UV... Son huile est non grasse et agit même plus longtemps quand elle est utilisée dans les modelages. », affirme avec conviction le P-DG des Thermes. On le comprend : 50% des soins proposés par le B'O Spa seront à base de pommes. Pour autant, l'eau thermale, l'autre richesse de sa station, ne sera pas oubliée : elle sera associée à la fabrication des produits cosmétiques, dont une première gamme (soins visage) est prévue pour avril.

Des soins à base de pommes 100% naturel

A chacun son métier, la station a pris comme partenaire « Ma pomme en ville », une jeune société de produits cosmétiques bio, spécialisé dans ce type de procédés. « Nous essayons de transposer dans une gamme de soins 100% naturel ce qui fait notre originalité. » Mais le bio a aussi ses inconvénients... « Avec ces procédés de fabrication, nous ne pouvons pas avoir des produits figés, standardisés... Une eau de pomme démaquillante pourra être astringente ou apaisante, et son odeur, plus ou moins florale, selon les récoltes ! Nous laissons la nature prendre le dessus, c'est la vocation de notre site. Il faut que nous habituions nos clients. » En projet, des soins visage, des huiles de modelage et un lait de bain, aux propriétés relaxantes et régénérantes pour la peau.

Disposant d'une plus grande capacité d'accueil, la station de Bagnoles-de-l'Orne entend bien figurer parmi les destinations bien-être qui compteront en 2013. « Nous revenons aux attentes essentielles de nos clients en matière de séjours et de soins de bien-être : vivre une expérience originale et obtenir des résultats. Pour cela, nous utilisons pleinement notre territoire comme un élément de notre offre. », résume Sylvain Serafini, comme si la station ne pouvait plus se permettre d'ignorer ces nouveaux besoins. Dans cette perspective, pas question, pour le P-DG, de reproduire les clichés bling-bling sur les spas. Une étude commandée par la station lui a indiqué qu'il existe une cible souvent négligée par les structures actuelles : la clientèle familiale. « Elle n'est pas forcément bien accueillie dans les spas, mais elle est bien réelle. Et le fait de proposer des offres à l'ensemble de la famille déculpabilise la consommation de bien-être. ». La Normandie, ce n'est pas que la mer. L'avait-on oublié ?

 

 

 

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