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Bernard Riac : « 2013 sera pour le groupe Valvital une très bonne année »

20/10/2013 | Thalassos & Thermes | Georges Margossian E-mail

 

BERTRAND-RIAC-200X200INTERVIEW – Bernard Riac, P-DG de Valvital, le deuxième groupe thermal français, vient de racheter les deux établissements thermaux alsaciens de Morsbronn-les-Bains et de Niederbronn-les-Bains. En exclusivité pour Profession Bien-être, il revient sur son projet de développement en Alsace et dresse un premier bilan de ses activités pour 2013.

Profession Bien-être : La semaine dernière, vous avez signé un compromis de vente avec l'Ugecam Alsace, la structure de l'Assurance maladie qui exploite les thermes. Sur quoi porte-t-il ?

Bernard Riac : C'est une convention qui porte sur l'achat de l'établissement de Niederbronn et d'un terrain qui est la source des thermes de Morsbronn. Ce terrain était important pour nous, parce que l'activité thermale se déroule aujourd'hui dans l'hôpital de la ville. Notre projet est d'y construire un nouvel établissement et l'Ugecam nous a donné un délai de cinq ans pour le finaliser. Pendant cette période, nous disposerons d'un bail de location des équipements actuels.

Ces établissements sont-ils rentables aujourd'hui ?

Les comptes que nous a communiqués l'Ugecam sont légèrement positifs.

Quelle est votre première urgence ?

Dès le mois de novembre, il faut que les deux établissements soient intégrés dans notre politique commerciale. Notre première préoccupation, c'est d'abord de rassurer les curistes en leur signalant que nous avons l'intention de pérenniser et de développer l'activité thermale.

Quelle place prendront les activités de remise en forme dans votre projet ?

Nous allons le réaliser étape par étape. Dans l'immédiat, nous proposerons des prestations complémentaires aux curistes et aux gens de la région, comme de l'esthétique et des massages, car il y a toute la problématique de l'hébergement qu'il faut régler. Par ailleurs, nous disposons d'équipements qui sont, pour l'instant, plutôt médicalisés. Cette première offre de remise en forme ne sera donc pas aussi importante que ce que nous serons capables de déployer une fois que nous aurons construit nos installations.

Vous voulez transformer ces deux stations en destinations bien-être. Qu'est-ce qui vous a séduit en Alsace ?

Nous avons été séduits par son potentiel de développement. Nous pouvons y jouer la carte du thermoludisme alsacien en mettant en avant la culture régionale, son bien vivre, sa gastronomie, la qualité de ses infrastructures... Sur le plan économique, le fait qu'il y ait beaucoup de curistes en Alsace qui ne font pas de cures dans leur propre région a aussi attiré notre attention, car ces deux établissements étaient sous-développés.

Votre objectif est de doubler la fréquentation actuelle sur ces deux stations pour atteindre 12 000 curistes par an dans les dix ans. Comment envisagez-vous les travaux d'agrandissement ?

Il y aura des travaux d'agrandissement sur Niederbronn, mais il est trop tôt pour savoir ce que nous ferons précisément. La difficulté, c'est que nous avons une ressource en eau thermale limitée sur ce site, ce qui réduit les possibilités d'augmentation de la fréquentation. Ce n'est pas le cas de la station de Morsbronn, qui dispose d'une eau chaude à 40° avec un débit très important. C'est dans cet établissement que nous envisageons le pôle remise en forme. Nous déposerons un permis de construire d'ici à trois ans.

Votre précédente acquisition, c'étaient les thermes d'Aix-les-Bains, que l'Etat vous a vendus en 2011. Où en êtes-vous aujourd'hui ?

Il a fallu revoir toute notre organisation. Aujourd'hui, notre holding, la Compagnie européenne des bains, a intégré la totalité des services transversaux en faisant remonter une vingtaine de salariés qui étaient sur Aix-les-Bains. Ce travail a duré un petit peu plus longtemps que prévu, mais il s'est finalement déroulé dans de bonnes conditions. C'est pour moi une grande satisfaction.

L'an passé, vous signiez une délégation de service public avec Santenay, en Côte d'Or, pour la construction d'un nouvel établissement thermal. Les travaux ont-ils déjà commencé ?

Nous devrions déposer un permis de construire début 2014. Nous avions souhaité que la ville nous vende un morceau de terrain pour faire un hébergement qui serait à 100% privé, mais ce n'était pas une obligation. Nous avons donc décidé de le faire dans une seconde étape, une fois que l'établissement thermal sera construit.

Quel bilan tirez-vous de votre activité pour 2013 ?

Nous allons terminer la saison 2013 à 37 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit une progression de 6% par rapport à 2012. Ce sera, pour le groupe, une très bonne année. De façon générale, selon le Cneth, le marché est en progression, +3%, mais nos efforts commerciaux ont aussi porté leurs fruits, notamment sur les petits établissements dont la fréquentation va augmenter, en moyenne, de 6%. J'ajoute que les thermes de Thonon vont faire un bond de 40%. Ce centre est tout neuf et c'est sa deuxième année d'ouverture.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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