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Marie Perez Siscar : « L’oxygénation hyperbare a encore beaucoup à nous apprendre »

24/01/2019 | Thalassos & Thermes | Siska von Saxenburg E-mail

MARIE PEREZ SISCAR CAISSON HYPERBARE

 

INTERVIEW. A la tête de Côté Thalasso Banyuls-sur-Mer, le Dr Marie Perez Siscar fait le buzz au salon des Thermalies (jusqu’à dimanche) avec son caisson d’oxygénation hyperbarique et ses aérosols d’eau de mer. Des protocoles qu’elle vient de mettre en place pour la thalassothérapie.

Profession bien-être : Dans cette édition des Thermalies, qui affiche peu de nouveautés, vous faites figure d’outsider. Comment l’expliquez-vous ? 

Dr Marie Perez Siscar : Mais si, il y a une nouveauté : l’eau de mer ! Et je ne plaisante qu’à moitié, car nous n’en finissons pas d’explorer toutes les vertus de l’eau de mer. C’est en revenant aux valeurs fondamentales de la thalassothérapie que l’on peut se renouveler. 

Vous avez pourtant introduit récemment une nouvelle technologie, l’oxygénation hyperbare, dans vos protocoles… 

Remettons les choses au point. L’oxygénation hyperbare, qui consiste à administrer à des patients de l’oxygène à une pression supérieure que celle de l’atmosphère, existe depuis une quarantaine d’années dans les hôpitaux. Elle y est très efficace pour les plaies à cicatrisation difficile, les lésions des tissus, les intoxications au monoxyde de carbone et d’autres affections. Ce n’est donc pas vraiment un gadget technologique qui vient d’arriver sur le marché.

Comment vous est venue l’idée de tester ce type d’appareil en thalasso ?

Sans doute parce que je suis médecin et que je cherche sans cesse à voir ce qui pourrait se combiner efficacement avec l’eau de mer. J’avais l’intuition que l’oxygénation pouvait être positive, mais il fallait que je teste. J’aime faire mes propres expérimentations ! Normalement, nous respirons de l’air qui contient un peu moins de 21% d’oxygène. Dans le caisson, le taux d’oxygène est de plus de 40%, avec une pression maximale de 1,3 bar. Ce n’est pas seulement de la relaxation, car 90% de notre énergie vient de l’oxygène !

J’ai donc racheté des aérosols pour réaliser des pulvérisations d’eau de mer. En fait, on réalise un véritable masque à l’eau de mer avant de rentrer dans le caisson. L’oxygénation hyperbare va faciliter la pénétration des actifs marins. D’ailleurs, je me suis aperçue que l’inhalation multipliait les effets de l’oxygénation 

Quand avez-vous commencé vos tests ?

J’ai réceptionné les appareils début septembre. Et j’en suis devenue, à titre personnel, une fervente utilisatrice. Tout comme l’ensemble du personnel des centres. Comme le procédé augmente à la fois l’immunité et la récupération, nous y avons recours dès que nous avons le nez qui coule, des crampes, ou des courbatures. A moins d’une pathologie microbienne particulière, vous ressortez sans rien.

Comment les clients ont accueilli cette nouvelle prestation ?  

Avec beaucoup d’enthousiasme ! Et pas simplement par curiosité : même ceux qui s’affirment claustrophobes l’ont plébiscité… Mais il faut dire que le caisson possède des ouvertures, car tout le monde n’aime pas faire son soin dans l’obscurité. Nous avons aujourd’hui un recul de quatre mois sur l’utilisation de l’appareil. Aucun client n’a refusé d’y entrer. Si vraiment la personne craint l’expérience, nous restons à côté d’elle pendant la durée de la séance. A la sortie, on peut ressentir un léger flottement. Mais les résultats sont tels que les cures sont prises d’assaut.

Tous les clients ont ressenti une amélioration de la qualité du sommeil et plus de vitalité, une détente profonde et la disparition des douleurs articulaires. La diminution du stress ne nous a pas étonnés. En revanche, nous avons été surpris par les bénéfices cérébraux, avec un véritable gain de concentration et la disparition des migraines. Mais lorsqu’on sait que le cerveau se nourrit exclusivement d’oxygène, de glucose et de plaisir, c’est finalement logique.

A vous entendre, la combinaison eau de mer et oxygène serait une panacée ?

Je n’irais pas jusque-là, et je ne veux pas donner de faux espoirs à des patients atteints de maladies sévères. Souvent, en effet, nous avons eu affaire à des patients venus en dernier recours. Les médecins nous les adressent en leur disant «vous ne risquez rien à essayer»… Mais j’ai constaté un réel succès sur des diabétiques et les personnes souffrant d’insuffisance veineuse ou de fibromyalgie.

C’est plus que du confort, j’ai la conviction médicale d’apporter quelque chose en plus. C’est un soin qui réunit à la fois santé et bien-être. La technologie de l’oxygénation hyperbare a encore beaucoup à nous apprendre et je suis sûre que beaucoup de choses vont encore se développer dans ce domaine. 

Le bien-être et le mieux vivre seraient donc directement liés à la santé ? 

Il me parait impossible de parler de bien-être sans parler de santé. A moins de vouloir rester dans le papouillage et le cocooning, même si cela peut être agréable. En tant que médecin, j’adhère à la définition du bien-être de l’OMS : un bien-être moral, physique et social. La thalasso répond aux deux premiers, je n’ai pas encore trouvé la réponse au troisième. A moins de penser que mettre tout le monde en peignoir fait disparaitre les barrières sociales…

Propos recueillis par Siska von Saxenburg. 

 

 

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