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Thalassa Sea & Spa : «La thalasso est un sous-ensemble de l’univers du spa»

6/01/2013 | Thalassos & Thermes | Georges Margossian E-mail
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INTERVIEW –En exclusivité pour Profession Bien-être, Thalassa Sea & Spa sort de son mutisme après un an de réflexion et un patient travail de réorganisation en interne. Deux ans après avoir mis en place sa nouvelle stratégie, le leader de la thalasso française se positionne aujourd'hui comme un véritable pôle d'expertise « bien-être » pour le groupe Accor. Avec 14 destinations (8 en France, 6 à l'international), Thalassa Sea & Spa, intégré depuis 2011 à Sofitel Worldwide, veut tirer l'ensemble de son offre vers le haut de gamme. Son directeur marketing et distribution, Vincent Moskovtchenko, vient d'ailleurs de prendre les rênes de la marque So Spa, dont l'assise internationale devrait profiter au développement de ses activités thalasso à l'étranger. Entretien.

ACCR-Vincent-MOSKOVTCHENKO-200X187Profession Bien-être : Alors que le groupe Accor vient de mettre en place pour l'Europe une nouvelle organisation par marques, Thalassa Sea & Spa conserve toujours sa structure transversale instaurée en 2011. Pourquoi ?

Vincent Moskovtchenko : Cette modification opérationnelle ne nous concerne pas directement, car, depuis juillet 2011, nous sommes intégrés dans Sofitel Worldwide comme un pôle d'expertise bien-être. L'idée est de faire de Thalassa Sea & Spa le fer de lance du groupe Accor pour la thalassothérapie et le spa. Mes prérogatives se sont d'ailleurs étendues : j'ai pris la direction du développement de notre marque So Spa, en tant que concept, mais aussi sur le plan international. A ce jour, nous possédons 28 spas Sofitel International. Nous pouvons aussi intervenir pour du conseil sur les spas de nos autres marques, comme Pullman ou MGallery.

Faut-il voir dans votre rattachement à la marque Sofitel une volonté du groupe Accor de tirer ses activités bien-être vers le haut de gamme et le luxe ?

Absolument. Nous considérons que le futur de la thalasso se fera par le haut de gamme. Ce sont les aspirations de nos clients. Selon nos études, les consommateurs croient toujours dans la thalasso, mais ils trouvent que l'éventail des soins proposés et leur mise en œuvre sont encore trop rigides. Ce sont des chantiers d'avenir pour nous.

Après avoir cédé à la vogue du spa il y a six ans, beaucoup de thalassos semblent redécouvrir aujourd'hui leur cœur de métier... Ne craignez-vous pas, comme elles, une confusion des genres ?

C'est un faux débat. Pour nous, il n'y a pas d'antagonisme. Nous pensons, au contraire, que la thalasso va pouvoir bénéficier de notre savoir-faire acquis dans le spa. Il ne s'agit pas de renier les bienfaits de l'eau de mer et ses bénéfices, qui sont durables pour le consommateur, mais d'adjoindre à la thalasso ce qui lui a longtemps fait défaut : l'accueil, la prise en charge des clients, l'approche « glamour » du soin...

Ne les considérez-vous pas comme deux métiers différents ?

Non. La thalasso est un sous-ensemble de l'univers du spa, l'une de ses composantes les plus riches et les plus expertes. Je ne vois aucune raison pour qu'elle ne puisse pas connaître le même succès, à condition, bien sûr, de savoir la faire évoluer dans un environnement qui corresponde davantage aux aspirations des consommateurs. Je pense, par exemple, à notre nouvelle offre « bien-être à la carte », qui permet à nos clients de composer eux-mêmes leur menu selon leurs envies.

Avez-vous définitivement tourné la page du thermalisme ?

Oui. Notre stratégie n'a pas changé depuis que nous avons créé Thalassa Sea & Spa. Nous sommes définitivement sortis de l'univers du thermalisme. Nous nous séparons aujourd'hui de notre dernier site, celui d'Aix-les-Bains.

Le spa thermal connaît pourtant un essor sans précédent. N'y avez-vous pas cru ?

Il était d'abord très compliqué de faire cohabiter deux produits aussi différents sous une seule et même marque, notamment pour des raisons de communication. Et puis, nous avons estimé que la thalasso pouvait nous permettre d'atteindre plus facilement notre objectif, le rajeunissement de notre cible, par rapport au thermalisme, dont le mode de fonctionnement est plus rigide.

Justement, le renouvellement de votre cible passe-t-il forcément par une offre premium ?

Non. Il ne s'agit pas seulement d'être très haut de gamme. En France, on ne peut pas être leader dans la thalasso si on reste sur du premium. Notre vocation est d'apporter une véritable expertise du « midscale » jusqu'au haut de gamme. Nous garantissons le même savoir-faire sur l'ensemble de notre réseau, mais nos clients sont assurés de vivre des expériences différentes dans chacun de nos sites, en prolongement de l'expérience vécue au sein de nos établissements hôteliers.

En l'espace de deux ans, vous avez multiplié les opérations à l'étranger, et non des moindres, à Bahreïn, au Maroc, en Italie... Donnez-vous la priorité à l'international ?

La majorité des consommateurs de thalasso sont encore en France. C'est un marché essentiel pour nous. Mais nous ne nous interdisons pas d'analyser les opportunités offertes par le développement du groupe Accor et de la marque Sofitel. Plutôt que d'ouvrir un énième spa hôtelier, nous savons que nous pouvons introduire un élément de différenciation avec notre expertise. Notre site de Bahreïn, la première thalasso du Moyen-Orient, en est une belle illustration. L'international, c'est une façon de faire découvrir cette activité, mais aussi d'attirer un nouveau public vers le marché français.

Le travail de repositionnement que vous avez entamé depuis deux ans, avec le lancement de Thalassa Sea & Spa, a-t-il atteint son terme en France, après la rénovation des sites de Dinard et de Quiberon ?

Nous voulons rendre notre offre la plus homogène possible. C'est pourquoi nous avons cédé le centre de Port-Camargue (au groupe Thalazur, ndlr) et celui des Sables d'Olonne (au groupe Relais Thalasso, ndlr). Parallèlement à ces opérations, nous poursuivons nos travaux de rénovation. Notre priorité, c'est aujourd'hui notre site du Touquet, mais nous n'avons pas encore fixé de date.

Quelle sera la ligne directrice de vos cartes de soins pour 2013 ?

Nos études nous ont montré que nous avions des aspirations très différentes entre le client « parenthèse », à la recherche des bienfaits de la thalasso, et le client « vacances », en quête d'un spa en bord de mer. Nous avons également relevé que le travail de différenciation dans les soins avait tellement été poussé à l'extrême dans la thalasso que les clients avaient perdu leurs repères, ayant l'impression que tout finissait par se ressembler... Cette analyse a conduit notre réflexion sur la refonte de notre offre 2013. Nous avons repensé son organisation. Notre catalogue a été simplifié avec six grandes familles de programmes. La notion de bien-être à la carte a aussi été développée.

Vos partenaires cosmétiques sont nombreux : Carita, Decléor, Dermalogica, La Prairie, Skinceuticals, Salin de Biosel... Votre travail d'homogénéisation de l'offre concerne-t-il aussi vos produits ?

Ce ne serait pas forcément un avantage. Nous attachons une grande importance à l'identité de chacun de nos sites, et nos marques partenaires y apportent une réelle valeur ajoutée. Nous les sélectionnons, selon les positionnements. La seule marque de cosmétique que l'on retrouve partout, c'est la nôtre, Aquascience, que nous avons lancée en 2011, en partenariat avec Science et mer. Elle comporte aujourd'hui 40 références.

Vous intervenez actuellement en tant qu'opérateur ou dans le cadre de vos filiales. N'avez-vous jamais envisagé, à l'instar de l'hôtellerie, de développer un réseau de franchise ?

Non. La thalassothérapie est un métier extrêmement sensible. Il touche le corps et la santé de nos clients. Nous devons donc être particulièrement prudent sur notre mode de management et contrôler dans les moindres détails les protocoles de soins, la formation du personnel et les conditions d'hygiène.

Propos recueillis par Georges Margossian.

 

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