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Thalazur : « la thalasso doit démontrer son expertise dans l’anti-âge »

| Thalassos & Thermes | Georges Margossian E-mail
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ITHLAZUR-PLEUVRY-200X250NTERVIEW - Après une année record pour Thalazur, Jean-Luc Pleuvry, directeur des opérations du groupe, répond aux questions de Proguidespa.com sur son repositionnement stratégique entamé depuis 2010.

Proguidespa.com : Avant Noël, les thalassos françaises s'apprêtent à boucler une année plutôt positive. Partagez-vous cet optimisme ?

Jean-Luc Pleuvry : Oui. Nous sommes sur une année record pour Thalazur, avec des résultats très bons. Il faut dire que nous avons bénéficié de circonstances favorables. D'abord, les événements au Maghreb, notamment en Tunisie, qui est une destination très concurrente de la nôtre, nous ont permis d'accueillir une clientèle qui aurait réservé ailleurs en temps normal. Puis, les touristes ont aussi fait le choix de rester en France. Enfin, cet automne, la météo a favorisé la demande pour des week-ends à thème, dont le bien-être, devenu une destination en soi.

A combien chiffrez-vous cette croissance pour 2011 ?

Notre chiffre d'affaires devrait progresser de 18% cette année, toutes activités confondues. Pour la thalasso, la hausse sera d'environ 14%, ce qui est une bonne performance. Quant au spa, qui représente à peine 10% de nos clients, les progressions à deux chiffres, c'est terminé ! Notre croissance se situera autour de 6-7%. Je note un autre fait marquant : pour la première fois depuis 2002, la clientèle des curistes est en hausse, alors qu'elle baissait chaque année.

N'est-ce pas la conséquence de votre repositionnement ?

Sans doute. Avec la vogue du spa, nous avions oublié de parler de notre cœur de métier qui est l'eau de mer. Mais depuis un an et demi, nous avons revu notre communication. Nous avons essayé aussi de comprendre pourquoi l'eau de mer avait, dans une cure, un bienfait sur le corps humain, qu'un court séjour ne pouvait pas apporter. Nous avons donc travaillé sur des cures de thalassothérapie avec une dimension spa, mais en demandant à nos médecins combien de soins étaient nécessaires pour profiter de l'environnement marin.

On retrouve ce positionnement marin avec votre futur site de Cabourg, qui possédera trois centres de thalassothérapie... Pourquoi trois ?

En effet, il y aura trois mini-centres indépendants sur 2 700m2 dans ce futur complexe hôtel 4 étoiles/thalasso de 63 chambres, dont nous prévoyons l'ouverture fin 2012. Leur taille réduite nous permettra d'avoir une ambiance plus intimiste, mais aussi une capacité de gestion plus grande. Au total, nous disposerons d'une cinquantaine de cabines pour la thalasso, avec un spa de neuf cabines pour les soins secs, dont une cabine double.

Pourquoi avoir choisi Cabourg ?

C'est un lieu exceptionnel, qui s'étend sur sept hectares. Nous aurons aussi 300 mètres linéaires face à la mer, devant une longue plage. Cette région a un potentiel que nous ne pouvions pas proposer dans notre centre de Ouistreham, où tous les week-ends sont pleins. C'est le plus gros investissement que nous n'avons jamais fait, environ 47 millions d'euros. Nous tablons sur une clientèle principalement parisienne, mais, pour lisser la fréquentation en semaine, nous avons prévu 450m2 de salons destinés aux séminaires.

Pour autant, vous ne semblez pas perdre de vue votre activité « spa » : vous innovez, en 2012, avec le lancement d'un programme anti-âge original, la cure « Capital jeunesse ». Est-on encore dans le domaine de la thalasso ?

Plus que jamais ! Je voulais que la thalassothérapie démontre son expertise dans l'anti-âge. Si le « médispa » arrive en France, il va falloir que les professionnels de la thalasso soient des experts. Je considère que c'est un domaine d'avenir. Et notre positionnement s'y prête. Nous allons donc proposer un programme « holistique » sur-mesure, avec des soins d'hydrothérapie et des soins signatures, mais aussi des ateliers psycho-corporels de relaxation profonde. Pour la partie cosmétique, nous travaillons avec des marques comme Thalgo, Terraké, Skinceuticals et René Furterer, mais nous avons aussi voulu nous associer à Science et Mer, pour adapter leurs produits dérivés de la mer avec des sérums anti-âge.

Votre programme anti-âge se situe dans une gamme tarifaire élevée. Peut-on éviter la guerre des prix dans la thalasso, dont les remises sont de plus en plus fréquentes ?

Je le crois. Quand certains centres font moins 25%, cela me surprend, compte tenu de nos marges. On peut être inquiet si on continue sur ce type de modèle qui dénature le produit, car il sera difficile de revenir au tarif initial. Alors que, justement, en période de crise, il est essentiel de miser sur la qualité du service. Quand le fossé se creuse entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui n'en ont pas, on recherche quelque chose d'irremplaçable, le summum, pas du prix... On est dans le bien-être et on ne veut pas se faire plaisir au rabais.

Etes-vous inquiet pour 2012 ?

Oui. Les années d'élection présidentielle sont toujours compliquées. Le printemps, c'est toujours une période de haute activité dans la thalasso, mais en période électorale, il y a un un creux d'activité. Ajoutez à cela la crise économique... En cette fin d'année, nous sentons déjà un infléchissement et un contexte anxiogène. Nous avons des raisons d'être prudents.

Propos recueillis par Georges Margossian.

 
 

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