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Prothésiste ongulaire : un outil en ligne pour prévenir les risques chimiques

9/10/2019 | Sante et Bien-être | Georges Margossian

 

La pose de vernis et de faux ongles expose à des risques professionnels souvent sous-estimés, avertissait l’INRS, en avril. Pour aider les prothésistes ongulaires, il propose un logiciel en ligne qui présente les risques les plus fréquents et des actions préventives. 

Pas moins d’une soixantaine de substances, qui entrent dans la composition des produits utilisés par les prothésistes ongulaires, sont jugées aujourd’hui «très préoccupantes», indique l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) dans un communiqué. On les retrouve dans les résines, les colles, les dissolvants et les vernis. Et l’évaluation de leurs effets combinés, dans des atmosphères de travail confinées, représente un véritable casse-tête pour les chercheurs.   

Ce qui est sûr, c’est que ces produits peuvent provoquer des réactions allergiques cutanées ou respiratoires, assure l’INRS. «La plus courante, la dermatite allergique de contact, entraîne une inflammation de la peau qui peut conduire à l'arrêt du travail», souligne Sophie Robert, experte en risque chimique. 

Face à la diversité des substances chimiques, l’INRS a donc jugé pertinent de réaliser des fiches techniques à l'intention des salons qui pratiquent ce type d’activités. Réalisés avec les organisation professionnelles et l’Assurance maladie, ces documents donnent des pistes pour réduire les risques chimiques.  

Ils préconisent, par exemple, le choix d’ingrédients plus sûrs, l'utilisation de tables aspirantes associées à une bonne ventilation des lieux, le port de gants et de masques avec cartouches de filtration pour la pose des résines et gels acryliques (vernis semi-permanents), un système de captage des substances volatiles, etc.  

Un outil en ligne pour repérer les risques

«C'est un secteur très innovant, avec de nouvelles techniques comme l'impression 3D (la cliente glisse le doigt, sur lequel a été posé une pellicule plastifiée, dans une imprimante 3D pour imprimer un motif), il faut constamment mesurer les effets», expliquait le week-end dernier Nicolas Bertrand, expert à l’INRS, lors d’une conférence au salon Beauty Forum, à Paris. 

Il y a bien une législation européenne sur les produits, mais «pas toujours aussi efficace qu'on le souhaiterait», ajoutait-il. Ainsi, les acrylates, bien que dangereux, sont autorisés. Selon cet ingénieur spécialisé dans la santé au travail, près de 6 000 salariés pratiqueraient la prothésie ongulaire. Sans compter les boutiques non déclarées et les indépendantes qui travaillent à domicile. 

Pour aider les professionnels à identifier les risques, l’INRS a également mis à leur disposition un outil en ligne, baptisé Oira. Ce logiciel, en accès libre, permet aussi d’obtenir des «solutions de prévention», éditer le document unique (DU) de l’établissement et définir son plan d’actions, précise l’Institut national de recherche et de sécurité.   

  

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