Le marché de l’onglerie en France : chiffres, clientèle et dynamique

Par La Rédaction de Profession Bien-Être ·

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Soin de manucure sur les ongles d'une cliente

Semi-permanent, gel, nail art : la manucure est devenue un réflexe beauté, et les bars à ongles ont fleuri dans toutes les villes. Segment très dynamique de l’esthétique, l’onglerie attire les reconversions… mais se caractérise aussi par une forte concurrence et de vrais enjeux d’hygiène. Le point sur les chiffres et la dynamique du marché.

Un segment poids lourd de l’esthétique

L’onglerie s’est imposée comme l’une des spécialités phares de la beauté. Selon les données du secteur, la France compterait autour de 9 000 établissements spécialisés dans les ongles, employant près de 15 000 personnes, et l’activité représenterait environ 15 % du secteur de l’esthétique. La grande majorité des professionnels — de l’ordre de 75 % — exercent en indépendants (micro-entreprise, souvent). À l’échelle mondiale, le marché de l’ongle est estimé à plus de 13 milliards de dollars en 2024, avec une croissance à deux chiffres.

Une clientèle fidèle et régulière

La force du marché, c’est la fréquence. La pose de vernis semi-permanent ou de gel impose un rendez-vous de renouvellement toutes les trois à quatre semaines, ce qui génère une clientèle récurrente et prévisible. Une part importante des Françaises fréquentent régulièrement les instituts d’onglerie, avec des cœurs de cible autour des 25-44 ans. Côté tarifs, on observe une large fourchette : d’une manucure classique à quelques dizaines d’euros à une pose gel plus élevée, la valeur du panier varie fortement selon le positionnement.

L’onglerie en France (données secteur)

~ 9 000Établissements spécialisés dans les ongles.
~ 15 000Emplois dans la filière.
~ 75 %De professionnels indépendants.
~ 15 %Du secteur de l’esthétique.

Schéma Profession Bien-Être — ordres de grandeur, à confirmer selon les sources et millésimes.

Low-cost contre premium : deux modèles

Le marché est traversé par une tension entre deux modèles. D’un côté, des bars à ongles à prix cassés, rapides et très implantés en centre-ville, qui tirent les prix vers le bas. De l’autre, des instituts premium misant sur l’expertise technique, le nail art, l’hygiène irréprochable et le conseil. Face à la banalisation, la différenciation (spécialisation, qualité des produits, expérience client, prise de rendez-vous en ligne) est devenue la clé pour préserver ses marges.

Hygiène et sécurité : l’enjeu de crédibilité

La croissance ne doit pas faire oublier les risques. Les produits d’onglerie (résines, monomères, certains composés comme le HEMA) peuvent provoquer des allergies ; le ponçage génère des poussières, et les postes de travail exigent une bonne aspiration et une ventilation. La rigueur sur l’hygiène du matériel (désinfection, usage unique) et la qualité des produits utilisés sont autant d’arguments de crédibilité — et une réponse aux contrôles comme aux attentes d’une clientèle de plus en plus informée.

À retenir : l’onglerie est un segment très dynamique de l’esthétique (de l’ordre de 9 000 établissements, 15 000 emplois, ~15 % du secteur, une majorité d’indépendants), porté par une clientèle fidèle qui revient toutes les 3-4 semaines. Le marché se polarise entre bars à ongles low-cost et instituts premium, avec l’hygiène et la qualité des produits comme enjeux de différenciation et de crédibilité.

FAQ

Combien d’établissements d’onglerie en France ?
Selon les données du secteur, autour de 9 000 établissements spécialisés, employant près de 15 000 personnes, avec une majorité d’indépendants. Les ordres de grandeur varient selon les sources et les années.

Pourquoi le marché est-il si régulier ?
Parce que le semi-permanent et le gel imposent un rendez-vous de renouvellement toutes les trois à quatre semaines, générant une clientèle récurrente.

Quels sont les principaux risques du métier ?
Les allergies liées à certains produits (résines, HEMA), les poussières de ponçage et les enjeux d’hygiène du matériel, d’où l’importance de l’aspiration, de la ventilation et de la désinfection.

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Article informatif ; chiffres présentés à titre indicatif, issus de données sectorielles de millésimes variés. Ils donnent des ordres de grandeur et non des valeurs officielles.