La beauté en ligne : l’e-commerce, moteur du marché en 2024

Par La Rédaction de Profession Bien-Être ·

✓ Relu et validé par le Responsable du pôle Profession Bien-Être — KEVALEX

Personne faisant un achat en ligne avec smartphone et carte bancaire

On croyait la beauté rétive au digital — question de toucher, de conseil, d’expérience. Les chiffres racontent une autre histoire : la beauté est l’un des moteurs de l’e-commerce français. Un signal fort pour toute la filière, y compris pour les professionnels du terrain. Décryptage des données FEVAD 2024.

La beauté, championne de la croissance en ligne

En 2024, le e-commerce français a atteint un record de 175,3 milliards d’euros (+9,6 % sur un an), dont 66,9 milliards pour la vente de produits (+6 %). Dans ce panel, la beauté se distingue comme l’un des secteurs les plus dynamiques, avec une croissance de +4 % sur les sites leaders en 2024. Sur cinq ans, la catégorie a bondi de +41 % (2019-2024) : la beauté en ligne n’est plus une niche, c’est une lame de fond.

L’e-commerce beauté en 2024

175,3 Md€de e-commerce total en France (+9,6 %).
66,9 Md€de ventes de produits en ligne (+6 %).
+4 %la beauté sur les sites leaders en 2024.
+41 %de croissance de la beauté entre 2019 et 2024.

Schéma Profession Bien-Être — d’après les chiffres FEVAD 2024.

Pourquoi la beauté marche en ligne

Plusieurs facteurs se conjuguent : le réachat de produits déjà connus (soin, maquillage, capillaire) se prête parfaitement au web, les marques ont musclé leurs sites et le social commerce (influence, tutos, avis) crée l’envie. Résultat : une partie de la revente qui échappait aux instituts migre vers les plateformes et les sites de marques. Un point de vigilance pour les professionnels, dont la revente est une marge précieuse.

Les moteurs de la beauté en ligne

RéachatLes produits connus se rachètent en un clic.
MarquesSites directs (DNVB, e-boutiques).
Social commerceInfluence, avis, tutos.
AbonnementsBox et réassort automatique.

Schéma Profession Bien-Être — le web capte une part croissante de la revente.

Comment les pros peuvent en profiter

Plutôt que de subir, mieux vaut jouer le jeu. Un institut ou un salon peut développer sa réservation en ligne, valoriser ses avis, animer ses réseaux sociaux, voire proposer un click & collect ou une boutique en ligne pour la revente. La force du professionnel reste le conseil personnalisé et l’expérience physique : l’enjeu est de prolonger la relation en ligne (contenu, fidélité, réassort) sans opposer boutique et web, mais en les combinant.

À retenir : la beauté est l’un des secteurs les plus dynamiques du e-commerce (+41 % en 5 ans). Le web capte une part de la revente, mais le professionnel garde l’atout du conseil et de l’expérience. La bonne stratégie : combiner présence physique et digitale, pas les opposer.

FAQ

La beauté se vend-elle bien en ligne ?
Oui : c’est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’e-commerce français, avec +4 % en 2024 sur les sites leaders et +41 % entre 2019 et 2024.

Le e-commerce menace-t-il les instituts ?
Il capte une partie de la revente de produits, mais ne remplace pas le conseil et les soins en cabine. L’enjeu est de combiner physique et digital.

Que peut faire un institut face au web ?
Développer la réservation en ligne, soigner ses avis et ses réseaux, proposer du click & collect et prolonger la relation client en ligne.

À lire aussi : le marché de la cosmétique française et créer le site de son salon ou institut.


Article informatif ; chiffres d’après la FEVAD (bilan e-commerce 2024), à recouper avec les publications officielles à jour.